Après avoir commencé à offrir une boîte réutilisable à sa clientèle en octobre dernier, le spécialiste des plats prêts-à-cuisiner Marché Goodfood souhaite réduire le recours aux emballages de plastique à usage unique.

Marché Goodfood veut utiliser moins de plastique

Après avoir commencé à offrir une boîte réutilisable à sa clientèle en octobre dernier, le spécialiste des plats prêts-à-cuisiner Marché Goodfood souhaite réduire le recours aux emballages de plastique à usage unique.

D’ici la fin de l’année, l’entreprise québécoise ambitionne de réduire d’environ 50 % la proportion des sacs-repas en plastique dans les boîtes qui sont régulièrement livrées à ses quelque 230 000 abonnés actifs au pays.

«Nous désirons utiliser des emballages qui sont soit compostables ou plus écologiques», ont expliqué mercredi le chef de la direction de Goodfood, Jonathan Ferrari, ainsi que le chef de l’exploitation, Neil Cuggy, au cours d’une entrevue en marge de l’assemblée annuelle de la société.

Au cours des derniers mois, l’industrie des plats prêts-à-cuisiner s’est retrouvée sous les projecteurs en raison de la quantité de déchets générés par les sacs-repas de plastique à usage unique.

Goodfood, qui offre également des produits d’épicerie de marque privée, estime que si le quart de sa clientèle opte pour la boîte de livraison réutilisable en plastique plutôt qu’en carton, c’est environ «12 millions de pièces d’emballage à usage unique» qui seront éliminées.

Mais la tâche n’est pas simple en ce qui a trait aux sacs-repas, a souligné M. Cuggy, puisqu’il y a peu de fournisseurs qui offrent des options pouvant remplacer efficacement le plastique.

«La complexité, c’est de s’assurer qu’avec un emballage différent, le produit va rester frais et en bon état pendant sept jours dans le réfrigérateur des consommateurs, a ajouté M. Ferrari. On veut s’assurer que les changements n’affectent pas l’expérience client.»

Pour le directeur principal du laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, il ne fait pas de doute que l’usage du plastique constitue un malaise pour l’industrie du prêt-à-cuisiner.

À son avis, de nouveaux types d’emballages risquent de se refléter sur les prix.

«Le plastique joue un rôle important en ce qui a trait à la salubrité des aliments, la fraîcheur et le coût, a dit M. Charlebois au cours d’un entretien téléphonique. On a beau demander à l’industrie de changer tout cela, il va en coûter plus cher aussi. Quel est le prix acceptable pour le marché?»