Toujours en activités, l’entreprise Arjo de Magog rend hommage à ses employés en cette période de crise.  On voit ici, de gauche à droite, Élyse Lequin, Josée Desruisseaux et Stéphanie Hamel.
Toujours en activités, l’entreprise Arjo de Magog rend hommage à ses employés en cette période de crise.  On voit ici, de gauche à droite, Élyse Lequin, Josée Desruisseaux et Stéphanie Hamel.

Magog : Arjo permet les banques d’heures négatives à ses employés

Si des entreprises ont annoncé des mises à pied massives, la multinationale suédoise Arjo continue ses opérations d’assemblage de lève-patients dans son usine de Magog.

Étant un partenaire et fournisseur d’équipement pour les établissements de santé, la société a pris les grands moyens pour protéger ses employés et promouvoir l’importance de leur travail, se félicite-t-on dans un communiqué de presse.

En plus d’un plan de contingence strict pour la santé et sécurité, l’entreprise voulait avant tout démontrer son soutien psychologique durant cette période bouleversante. Tous les employés qui ont souhaité se mettre en quarantaine volontaire ont été supportés. L’entreprise a même instauré des banques d’heures négatives pour faciliter la démarche. 

Selon le directeur sénior des opérations, Julien Bouchard, Arjo a sollicité « les employés de bureau pour faire les remplacements sur les chaînes de montage afin de contrer les besoins occasionnés par ces congés et venir donner un coup de main aux employés de production ».

« Nous avons été témoins d’un travail d’équipe remarquable impliquant tout Arjo Magog. » 

Le manufacturier offre aussi à ses employés d’usine une pause supplémentaire à la fin de leur quart de travail pour faciliter leur quotidien. Ces mesures ont été bien accueillies par les employés, comme Marie-Josée Gauvin, coordonnatrice à la réception de marchandise

« Beaucoup de mesures ont été mises en place afin qu’on se sente en sécurité comme la prise de température, nettoyage fréquent des surfaces, règles strictes pour les employés et les visiteurs, etc. », énumère-t-elle.

« J’aime également qu’Arjo nous paie notre dernier 15 minutes sans qu’on ait à le travailler, ça nous permet de faire nos courses avant que les magasins ferment. »

Le manutentionnaire Steve Coutu abonde dans le même sens. « En tant qu’homme et père, je suis stressé de tout ce qui se passe autour de nous. Je suis fier d’aider nos centres hospitaliers et je suis chanceux de pouvoir venir travailler », commente-t-il dans un communiqué de presse. 

« Je me sens en sécurité au travail. Nous sommes bien informés par le directeur des opérations, le directeur de production et mes collègues sont respectueux des différentes mesures mises en place. »

Donner du sens à son travail

De plus, la direction d’Arjo Magog a voulu rappeler à tous ses employés d’usine l’importance de leur travail en mettant sur pied une vidéo commémorative indiquant la finalité de leur tâche et les remercier chaleureusement. La vidéo que l’équipe a montée et mise en ligne sur la page Facebook Arjo Magog a été partagée plus d’une centaine de fois en quelques heures et a suscité une énorme vague de commentaires et réactions positives. L’entreprise l’a aussi publié sur son réseau interne international pour que tous les employés d’Arjo dans le monde voient les efforts et le dévouement des employés de Magog, mentionne-t-on.

« J’entre travailler tous les jours parce que je me sens utile en ce temps de pandémie », soutient Marie-Josée Gauvin.