La députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau a visité les installations de la chaufferie de l’UdeS jeudi en compagnie de René Alarie, directeur général des opérations au Service des immeubles, Denyse Rémillard, vice-rectrice à l’administration et au développement durable, et Claude Handfield, directeur de la division ingénierie au Service des immeubles et responsable de l’implantation des projets en matière d’efficacité énergétique.

L’UdeS cheffe de file en efficacité énergétique

Dans la dernière année, l’Université de Sherbrooke a modernisé plusieurs équipements de sa salle de régie de sa centrale d’énergie. Résultat : des économies récurrentes de 150 000 $ par an et l’élimination de la production de près de 800 tonnes de CO2, ce qui correspond à l’élimination des émissions de GES de quelque 200 voitures annuellement.

Concrètement, deux projets ont permis d’obtenir ces résultats. Le premier est l’optimisation de la ventilation et la récupération d’énergie de la faculté des sciences. Dans le cadre de ce projet, une soixantaine de petites cheminées de hottes ont été remplacées par quatre grandes cheminées de façon à récupérer la chaleur de l’air expulsé des laboratoires.

Le second consiste en l’optimisation de la capacité de production de vapeur au campus de la santé. Pour ce faire, différents équipements ont été installés dont une chaudière haute pression haute efficacité au gaz naturel avec économiseur.

« Quand on regarde nos courbes de production de gaz à effet de serre, elles ne cessent de baisser », souligne avec fierté René Alarie, directeur général des opérations au Service des immeubles, à l’occasion d’une visite de la centrale d’énergie organisée pour la députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau.

« Les subventions des gouvernements nous ont permis de moderniser nos installations et d’avoir des gains considérables », commente M. Alarie.

Objectif zéro émission de carbone

L’UdeS a déployé ses premiers projets en efficacité énergétique en 2002.

« Depuis, on fait constamment de nouveaux programmes d’économie d’énergie et on est beaucoup plus efficace. Ça nous coûte 5 M$ par année en énergie à l’UdeS, mais sans ces mesures, ça nous coûterait 10 M$ selon nos données », fait valoir M. Tremblay.

En 2017-2018, par rapport à l’année 2002-2003, l’intensité énergétique des bâtiments des trois campus de l’UdeS a été réduite de 40,6 %, alors que les émissions de GES liées à la consommation énergétique ont été réduites de 55,9 % et que la consommation énergétique totale a été réduite de 7,9 %. Ces performances s’inscrivent dans un contexte où l’université a connu, pour la même période, un développement majeur en enseignement et en recherche avec une augmentation de 57,5 % de l’effectif étudiant et de 55,1 % de la superficie des bâtiments.

« On a encore plein d’idées et de projets, mais il va falloir travailler fort parce qu’on peut dire que l’on a déjà amélioré ce que l’on pouvait. Mais le tout se fait dans une optique d’être carboneutre d’ici 2030 environ », résume M. Alarie.

L’UdeS arrive au premier rang des universités canadiennes en matière de développement durable selon le classement UI Green Metric.