L’Université de Sherbrooke pourrait voir son effectif étudiant augmenter de 1 %, selon les prévisions au budget de 2018-2019.

L’UdeS adopte un budget équilibré

L’Université de Sherbrooke a adopté un budget équilibré, lundi. Après des années de coupes marquées par un « quasi-gel d’embauches », l’UdeS consacrera minimalement 3,1 M$ à l’embauche de professeurs. Cela représente 51 postes.

Une partie d’entre eux ont été créés l’an passé. Plusieurs postes étaient inoccupés et seront pourvus à nouveau. « Il y a quelques nouveaux postes dans des domaines stratégiques », commente le recteur de l’UdeS, Pierre Cossette.

Du nombre, on retrouve 43 postes de professeurs du côté du Syndicat des professeures et professeurs de l’UdeS (SPPUS), dont 14 sont prévus en 2018-2019.

On en dénombre huit du côté de la faculté de génie. Ces données excluent les embauches des professeurs de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS).

La convention collective des professeurs, renouvelée en mars 2017, prévoyait 30 nouveaux postes dans les trois prochaines années, en plus de postes qui pourraient se libérer et qui seraient remplacés. L’instance syndicale jugeait alors qu’il s’agissait d’un minimum, puisqu’elle estimait être en déficit de 40 professeurs par rapport à 2004-2005.

Le budget de l’UdeS prévoit notamment des dépenses de 417,8 M$ et des revenus attendus du même ordre.

« Ce sont des hypothèses qui ne sont pas encore cristallisées », commente M. Cossette, en rappelant que l’UdeS aura un meilleur portrait de la situation une fois l’étude des crédits du gouvernement provincial complétée. La hausse de l’effectif étudiant est pour le moment estimée à 1 %.

« Le gouvernement du Québec a annoncé un plan de rehaussement du financement universitaire qui s’étalera sur les cinq prochaines années. Ce n’est cependant qu’à la fin de cette période que le rehaussement dépassera les coupes faites de 2012 à 2016 », estime Denyse Rémillard, vice-rectrice à l’administration et au développement durable. « On est content qu’il y ait un rehaussement du financement universitaire, mais ça ne couvre pas l’ensemble des besoins », note Dr Cossette. Ce rehaussement est d’environ 9 M$.

Dans le cadre de la préparation du budget, des indicateurs de performance ont été mis en place notamment pour chaque faculté et centre de services « afin d’évaluer les demandes financières » et « d’assurer une répartition équitable des ressources (...) »

L’UdeS a toutefois décidé de ne pas mettre en place « les cibles de résultats à atteindre » en 2018-2019, en raison des changements à venir avec la nouvelle formule de financement des universités. Selon le recteur, cette démarche est « embryonnaire ». « Quand on ouvre des nouveaux programmes, on va vouloir voir leur attractivité », donne-t-il en guise d’exemple, en ajoutant que ce genre de mesures existent déjà.

Le recteur avait fait part cet hiver de ses préoccupations quant à la nouvelle formule de financement que doit présenter Québec. Bien que celle-ci ne soit pas dévoilée, la mouture actuelle rend le recteur plus confiant pour les finances de l’institution. « On n’a pas tous les détails... Ça nous laisserait penser qu’on va avoir une proportion raisonnable de l’augmentation du financement universitaire », commente Dr Cossette. Le déficit accumulé de l’UdeS est de plus de 27 M $.

L’institution injectera environ 1 M$ dans la mise en œuvre de son nouveau plan stratégique, adopté plus tôt ce printemps. La planification stratégique 2018-2022 doit être présentée en mai à la communauté universitaire. Celle-ci touche cinq chantiers, dont la qualité de l’enseignement, l’internationalisation et la santé organisationnelle.