Lovering Biergarten: de nouvelles discussions auront lieu

MAGOG - Signée par plus de 2200 personnes, la pétition en ligne en faveur du projet baptisé Lovering Biergarten fera vraisemblablement l'objet de discussions au conseil municipal de Magog. Rien ne dit par contre que les élus accepteront de revoir la décision qu'ils ont prise concernant la proposition formulée par les promoteurs Emmanuelle Ouimet et Ian Jeffrey.

« Je ne sais pas si je vais changer ma décision, mais j'imagine qu'on reparlera de ce qu'on a décidé de faire dans ce dossier. Je ne suis pas fermé à la discussion. Il faut aussi tenir compte des idées des citoyens », affirme le conseiller municipal Jacques Laurendeau.

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Au départ, M. Laurendeau avait accepté de laisser cheminer le dossier, malgré qu'il percevait une certaine résistance dans la population. Puis, lors de la dernière assemblée publique du conseil, il a rejoint le camp des élus opposés à la création d'une terrasse avec jeux à l'angle des rues Principale Ouest et Merry Nord, à Magog.

Bien qu'il prenne acte du succès de la pétition lancée sur un réseau social, le conseiller municipal soutient que le nombre des opposants est important à Magog. « J'ai consulté les gens de mon quartier et c'était 50-50 au début, mais les citoyens contre sont devenus plus nombreux dans les dernières semaines », affirme-t-il.

Jacques Laurendeau

Très peu attirée par le projet, la conseillère municipale Diane Pelletier reconnaît néanmoins le droit aux citoyens d'exprimer leur opinion par l'entremise d'une pétition. Elle est également prête à se pencher à nouveau sur le dossier.

« Il faut se souvenir qu'il existe des processus officiels dans les municipalités quand des projets semblables sont à l'étude, remarque toutefois Mme Pelletier. Et, dans ce cas-ci, les signataires de la pétition interviennent après notre décision. »

La conseillère municipale ajoute que la « solution est probablement de trouver un autre terrain » pour aménager le Lovering Biergarten. De nouveaux terrains ont été ciblés, mais on ignore s'ils pourraient accueillir le projet.

Nathalie Pelletier croit quant à elle que le projet est une source de division beaucoup trop grande. « Ça n'a pas de sens de se déchirer pour quelque chose de saisonnier comme ça. De notre côté, au conseil, on doit s'élever pour en arriver à une solution de compromis », dit-elle.

Enfin, le conseiller Yvon Lamontagne laisse clairement entendre qu'il demeurera opposé à la proposition des promoteurs parce que le terrain choisi n'est pas le bon, à son avis. « Je ne suis pas contre l'idée d'en reparler, mais j'ai bien analysé la situation avant de me positionner, assure-t-il. Je trouve ça plate qu'on s'obstine de cette façon. J'espère que la situation ne nuira à personne. »

 Yvon Lamontagne