Le terrain devant accueillir le Lovering biergarten n’est pas situé dans la zone Eh31CR. Par contre, cette dernière est voisine de la zone dans laquelle la terrasse serait aménagée.

Lovering biergarten : un registre sera nécessaire

La Ville de Magog ne pourra pas autoriser le projet baptisé Lovering biergarten sans d’abord ouvrir un registre, les conditions exigées pour la réalisation d’une telle démarche ayant été remplies.

Directrice du greffe et des affaires juridiques à la Ville de Magog, Sylviane Lavigne a dévoilé que 30 personnes attachées à la zone Eh31CR ont officiellement demandé qu’un registre soit tenu en lien avec le projet de terrasse avec jeux que des promoteurs souhaitent créer à l’angle des rues Principale et Merry.

Le terrain devant accueillir le Lovering biergarten n’est pas situé dans la zone Eh31CR. Par contre, cette dernière est voisine de la zone dans laquelle la terrasse serait aménagée.

Pour qu’un registre devienne obligatoire avant l’acceptation du projet par la Ville de Magog, il fallait qu’un nombre suffisant de citoyens d’au moins un des secteurs reliés au dossier se manifestent par écrit. Dans le cas présent, un minimum de 12 personnes de la zone Eh31CR devaient exiger un registre pour que la Ville de Magog soit forcée de respecter leur souhait.

Le conseil municipal de Magog aurait pu annoncer la tenue prochaine du registre souhaité à l’occasion de sa dernière assemblée publique, qui a eu lieu lundi soir. Mais on a plutôt décidé de retirer ce dossier de l’ordre du jour.

Advenant qu’un nombre suffisant de citoyens éligibles signent le registre, la Ville aurait l’obligation d’organiser un référendum pour prendre réellement le pouls de la population directement concernée par le dossier.

Quoi qu’il en soit, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, reconnaît que la tournure prise par le dossier la pousse à réfléchir aux méthodes employées par sa municipalité pour sonder l’opinion de la population concernant les projets proposés par les promoteurs.

« Je ne sais pas si je suis dans l’erreur, mais dans ce cas-ci j’ai l’impression qu’un groupe de gens au centre-ville est en train de bloquer un projet que la population de Magog dans son ensemble percevait plutôt positivement. Ça m’amène à me pencher de façon encore plus sérieuse sur la question des consultations publiques dans notre milieu », révèle Mme Hamm.

Notons qu’un bon nombre de municipalités québécoises ont récemment entrepris une réflexion approfondie relativement à la manière de consulter leurs citoyens. De nombreux élus à travers le Québec ont déjà souhaité que les règles soient resserrées, histoire qu’il devienne plus difficile de bloquer des projets.