Le colloque était placé sous la coprésidence de Jean-Michel Ryan, président de Tourisme Cantons-de-l’Est, Micheline Houle, de MI Intégration, France Patenaude, directrice générale de Tourisme Cantons-de-l’Est, et Hugues Grimard, maire d’Asbestos et préfet de la MRC des Sources.

L’Estrie veut devenir plus «attractive»

Chaque année, l’Estrie attire plus de 9 millions de visiteurs. Comment l’Estrie doit-elle s’y prendre pour qu’un nombre significatif d’entre eux décide de s’y établir? Bref, comment la région peut-elle devenir « plus attractive » à l’heure des grands enjeux démographiques et de la pénurie de main-d’œuvre?

La grande démarche collaborative lancée en mai et intitulée « Vision attractive Cantons-de-l’Est/Estrie » a franchi une deuxième étape mardi lorsque plus de 240 décideurs et acteurs de tous les milieux socio-économiques se sont réunis au Centre des congrès de Sherbrooke afin de jeter les bases sur lesquels la région entend tabler d’ici 2020 afin d’atteindre ses objectifs.

Les participants à ce colloque ont notamment pris connaissance d’un sondage mené auprès de 502 Québécois âgés entre 25 et 45 ans à qui on a demandé d’identifier les critères les plus importants menant au choix d’un milieu de vie.

Plus de trois répondants sur quatre (78 %) ont indiqué que la qualité de vie était, à leurs yeux, le critère le plus important, suivi du prix des maisons, des opportunités d’emploi et du coût de la vie.

Le fait que la qualité de vie arrive au premier rang n’a pas étonné Jean-Michel Ryan, président de Tourisme Cantons-de-l’Est et coprésident de l’événement, en compagnie du maire d’Asbestos, Hugues Grimard et préfet de la MRC des Sources, Marie-Claude Houle, vice-présidente MI Intégration et Francine Patenaude, directrice générale de Tourisme Cantons-de-l’Est :

« Lorsqu’on parle de la qualité de vie, j’en suis un des meilleurs exemples, a indiqué M. Ryan. Je viens moi-même de l’extérieur. Ça fait 20 ans que je suis dans la région. Je m’y suis installé d’abord et avant tout pour la qualité de vie. On a une qualité de vie qui peut avoir un impact autant sur l’attractivité des citoyens. Les gens viennent chercher une qualité de vie, à travers les paysages, les plans d’eau. Il y a aussi le peu de temps entre la ville et la campagne. De Sherbrooke, il suffit de rouler 15 minutes pour se retrouver en pleine nature », a fait valoir M. Ryan.

Maisons abordables

Même constat pour le prix des maisons. « Si on se compare au reste du Québec, on a un prix d’acquisition qui est très compétitif. Si on tient compte de la qualité de vie et du coût de résidence, ce sont deux facteurs très importants qui entrent en ligne de compte lorsqu’on décide de s’installer ou non dans une région. Or, la région des Cantons-de-l’Est est très bien positionnée à cet égard. »

Débattu depuis plusieurs années, l’enjeu de la rétention des étudiants a aussi été abordé parmi les participants.

« On a deux belles universités avec Sherbrooke et Bishop’s, une francophone et une anglophone. C’est unique en région, a souligné M. Ryan. On attire beaucoup d’étudiants puisque 80 % des étudiants viennent de l’extérieur de la région. La question est de savoir : comment peut-on les retenir? On a un certain pouvoir d’attraction, mais est-ce qu’on peut l’améliorer? Il faut aussi penser aux étudiants sherbrookois qui vont étudier à l’extérieur. Comment s’assurer qu’ils reviennent dans les Cantons-de-l’Est une fois qu’ils ont fait leurs études? On doit donc travailler sur les deux fronts », a-t-il soumis.

Les troisième et quatrième étapes, prévues au cours des prochains mois, seront orientées sur les actions à entreprendre, a pour sa part fait savoir Francine Patenaude. Parmi celles-ci, un sommet aura lieu en octobre, suivi d’un plan d’action régional prévu en 2019.