Les ventes de propriétés de villégiature ont augmenté en Estrie en 2017, en comparaison avec l’année précédente. En outre, les maisons en bordure du lac Memphrémagog se vendent généralement bien par les temps qui courent, et ce, malgré leur prix relativement élevé.

Les ventes de propriétés de villégiature progressent en Estrie

Les ventes de propriétés de villégiature ont progressé dans trois régions du Québec, dont l’Estrie, en 2017, selon une analyse effectuée par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). Sans surprise, une tendance à la hausse a été observée dans le secteur de Magog, où on retrouve de nombreux chalets et résidences secondaires.

Pour réaliser son analyse, la FCIQ s’est intéressée aux ventes de maisons dans un groupe de municipalités situées dans des secteurs possédant des lacs, des centres de ski et autres éléments semblables. Les municipalités en question appartiennent à six régions administratives de la province. Les plus grands centres urbains, Montréal, Québec et Sherbrooke notamment, ont été exclus.

Au terme de son évaluation, la FCIQ affirme que tout près de « 4000 propriétés de villégiature ont été vendues en 2017 dans l’ensemble des villes sélectionnées de six régions administratives de la province ». Il s’agirait d’une hausse de 5 % en comparaison avec 2016 et d’une quatrième augmentation consécutive en quatre ans.

Ce serait dans les régions de la Capitale-Nationale et des Laurentides qu’on aurait observé les plus fortes augmentations. Les ventes auraient respectivement bondi de 17 et de 11 pour cent dans ces deux secteurs. En Estrie, la croissance aurait été de six pour cent.

Si on parle de ventes record en Estrie, dans la Capitale-Nationale et les Laurentides, on a cependant constaté une diminution des transactions dans Lanaudière et l’Outaouais. Et, en Montérégie, le marché serait demeuré stable.

Par ailleurs, les chiffres colligés par la FCIQ démontrent que les maisons unifamiliales ont une valeur plus grande lorsqu’elles sont situées dans des zones de villégiature. « Cela s’explique notamment par leur taille plus grande, leur localisation de choix et les activités récréatives qu’elles permettent », note la fédération.

À Magog
D’après des données obtenues auprès de la Ville de Magog, le marché des maisons de villégiature et des chalets a été animé en 2017 en sol magogois. Un total de 94 transactions ont ainsi été recensées dans ce segment de marché précis, l’an dernier, dans cette ville. Il s’agit d’une augmentation supérieure à 20 pour cent comparativement à 2016 ou 2015.

« Il y a effectivement un gros écart entre 2016 et 2017 en ce qui concerne ce type de transaction sur notre territoire, reconnaît Manon Courchesne, directrice des finances à la Ville de Magog. Ça constitue un apport important en droit de mutation, mais on ne sait pas combien de temps la tendance à la hausse sera présente. »

Président de la Chambre immobilière de l’Estrie, David Bourgon connaît bien le marché des propriétés de villégiature et il soutient que toute la région de Memphrémagog profite de l’embellie actuelle. « Ce secteur n’est pas trop loin de Montréal et ça lui est profitable. L’intérêt des acheteurs baisse quand on parle de propriétés se trouvant à plus d’une heure de la métropole », révèle-t-il.

M. Bourgon note toutefois que la proximité de Montréal n’est pas le seul facteur à considérer dans le cas de la MRC de Memphrémagog. « Les baby-boomers sont très attirés par cette région, les taux d’intérêt sont bas, l’économie roule bien, les Américains reviennent dans le marché et des projets d’envergure sont en voie de se concrétiser autour du lac, par exemple au centre-ville de Magog ou à la station Owl’s Head », énumère-t-il.

Oeuvrant à titre d’agent immobilier, Albert Brandt souligne pour sa part que les « résidences de prestige valant entre 900 000 et 1,5 million $ » ont la cote, ces temps-ci, dans la MRC de Memphrémagog. Il confie également que la demande pour les condominiums à « prix plus abordables » serait bonne.

« On voit de plus en plus de gens de la région montréalaise délaisser les Laurentides pour leurs loisirs et choisir plutôt l’Estrie. Ce qu’on constate aussi, c’est l’arrivée d’un nombre croissant de jeunes professionnels à la recherche de résidences secondaires », indique M. Brandt.