Les employés syndiqués de l’usine Kruger de Sherbrooke demandent à la direction de la papetière de respecter son engagement et d’annuler la baisse salariale de 10 pour cent à laquelle ils avaient consenti en 2010, alors que la santé financière de l’entreprise était précaire.

Les syndiqués de Kruger veulent récupérer leur 10 %

Les employés syndiqués de l’usine Kruger de Sherbrooke demandent à la direction de la papetière de respecter son engagement et d’annuler la baisse salariale de 10 pour cent à laquelle ils avaient consenti en 2010, alors que la santé financière de l’entreprise était précaire.

« À cette époque, Joseph Kruger lui-même était venu rencontrer les employés pour nous expliquer à quel point les choses n’allaient pas bien et pour nous demander de concéder une baisse salariale en nous promettant que lorsque les choses iraient mieux, il nous redonnerait une augmentation équivalente. Les années se sont écoulées, nous avons de nouveaux projets, la valeur du papier a augmenté alors étant donné que tout va dans le bon sens, on aimerait que la direction respecte sa parole », note le président du STTPPB-CSN, Sébastien Carrier Provencher, ajoutant que si la direction tient parole, les employés seront plus enclins à faire un effort si d’autres périodes difficiles se présentent.

Le représentant n’a pas accès aux états financiers de Kruger, puisque c’est une entreprise privée, mais estime qu’il y a suffisamment d’indicateurs qui démontrent que la situation financière de l’employeur s’est améliorée.

Le 10 pour cent de réduction des salaires avait été accordé dans le cadre de la négociation de la convention collective en vigueur de 2010 à 2015. La convention collective de 2015 à 2019 se terminait en juin 2019. L’usine de Sherbrooke compte 226 employés syndiqués actuellement.

« La raison pourquoi on en parle présentement, c’est que la convention de 2015 à 2019 est arrivée à terme. Il y avait une entente possible de prolongation de six ans supplémentaires, mais on a lancé un avis de négociation, car pour nous, il y a un non-respect de l’entente », souligne M. Carrier Provencher, précisant qu’une séance d’arbitrage est prévue en janvier 2020.

« Pour qu’on signe, on demande deux éléments. On souhaite que la direction nous redonne le 10 pour cent qu’on a consenti et que l’âge de la retraite redevienne 58 ans plutôt que 60 ans, car c’est ce qui était l’âge de la retraite avant les négociations de 2010 et c’est le standard dans notre industrie », mentionne le représentant syndical.

La baisse avait été effective lors de la ratification de la convention le 22 novembre 2011.