Les travaux du studio de création de la faculté de génie vont bon train sur le campus principal de l’UdeS.

Les pelles ne chôment pas à l'UdeS

L’Université de Sherbrooke compte dans ses cartons plusieurs grands projets immobiliers.

Les travaux du studio de création de la faculté de génie vont bon train sur le campus principal. 

Parmi les grands projets, on compte la création de l’Institut quantique, qui doit voir le jour à la faculté des sciences. 

Le début des travaux devrait avoir lieu à l’automne 2019, note Christian Sarra-Bournet, directeur exécutif de l’Institut quantique.

La livraison du bâtiment est souhaitée à l’automne 2020. Ce bâtiment doit voir le jour devant la face nord de la faculté des sciences, près du pavillon John-S.-Bourque, près du boulevard de l’Université. 

Il sera créé sur un stationnement existant. 

« Ce sera un pavillon indépendant, mais relié par des passerelles; il fera partie de la faculté des sciences. Du point de vue du boulevard de l’Université, il sera d’une certaine façon la vitrine de la faculté. Il y a un effort qui est fait pour que le bâtiment ait une signature très intéressante. La recherche qui va s’y faire est de calibre mondial, on veut aussi lui donner une belle signature... »

Il s’inscrit dans la poursuite du projet Apogée, soit une subvention de 33,5 M$ sur 7 ans que l’UdeS a reçue en 2015.

« En ce moment, on est à pleine capacité au chapitre de la croissance de nos étudiants. Ce bâtiment va venir absorber l’augmentation des effectifs au cours des prochaines années. On va continuer à recruter de nouveaux professeurs. »  

On parle d’une construction d’environ 10 M$ et 7 M$ d’équipements, selon M. Sarra-Bournet, avec des investissements provenant de plusieurs partenaires, dont les gouvernements. 

« La particularité, c’est qu’on a voulu créer des laboratoires théoriques (...) La moitié des chercheurs sont des théoriciens. On a voulu arriver avec un concept de laboratoire théorique : quelles sont les conditions de travail qui permettraient à un chercheur théoricien de faire de la meilleure recherche? On s’est intéressé aux meilleures pratiques dans le monde pour voir quels sont les environnements stimulants... » 

À quelle sorte d’application concrète peut-on penser avec la physique quantique? « Un exemple bien simple, on pense que l’on va pouvoir transporter de l’électricité sans avoir aucune perte », illustre Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures. Ça remet toutes les bases de la physique en question. »  

Parc solaire

Les travaux du parc solaire, situé dans le parc de l’Innovation, doivent aussi être terminés dans les prochaines semaines. 

Pour leur part, les travaux du pavillon de médecine de précision et de recherche translationnelle devraient commencer quelque part à la fin 2019 et le bâtiment devrait être prêt en 2022. Il s’agit d’un échéancier conservateur, note M. Perreault. 

La médecine personnalisée met de l’avant « une approche centrée sur le patient et sur des décisions médicales prises à partir de données scientifiques les plus récentes ». « Il en résultera des pratiques et des services de santé taillés sur mesure et encore plus efficaces. Les impacts de la médecine personnalisée aideront à choisir parmi l’éventail des thérapies disponibles la plus appropriée, la plus efficace et la moins susceptible d’entraîner des effets secondaires à chaque patient », décrit l’institution. 

Un investissement de 35,5 M$ de la part du gouvernement du Québec a été annoncé en juin dernier afin de réaliser ce projet. 

L’UdeS souhaite aussi rénover la bibliothèque de médecine et en faire un « Carrefour du savoir ». L’institution n’avait pas encore obtenu le feu vert pour le financement jusqu’à maintenant. « La bibliothèque, c’est un projet sur lequel je continue de pousser... Ça viendra, mais dans notre tête on réfléchit aux deux ensemble, parce que ça va devenir le cœur du campus de la santé », note M. Perreault.

Rappelons également qu’un complexe de serre haute performance doit voir le jour grâce à une subvention de 12 M$. Il doit être prêt en 2020.

L’UdeS retournera en appel d’offres pour le complexe hydrologique

Ce complexe de recherche en hydrologie, hydraulique et environnement, qui verra le jour près des terrains de sports de l’UdeS, comprendra un bassin qui permettra de recréer une sorte de rivière artificielle, entre autres pour analyser les écoulements de l’eau et le transport de contaminants. Plus d’une dizaine de chercheurs doivent graviter autour de ce complexe, estimé à quelque 2,2 M$.

« Il y a eu un premier appel d’offres à l’été 2017. Le plus bas soumissionnaire a été bien au-delà des budgets consentis. On a révisé nos requis, on a procédé à un autre appel d’offres », précise la vice-rectrice à l’administration et au développement durable, Denyse Rémillard. 

Aucune soumission n’a cependant été reçue à la suite de l’appel d’offres de juillet dernier. « On a réalisé que c’est une question de timing. Les entrepreneurs ont un carnet bien rempli, les délais sont trop courts. On compte retourner en appel d’offres au début de 2019 », note Mme Rémillard. Ceux-ci pourraient être lancés fin janvier début février. Le complexe a une nature atypique, estime Mme Rémillard. « Il ressemble davantage à un équipement qu’à un contrat de construction. » Le complexe fait partie des projets de l’UdeS qui avaient fait l’objet d’une annonce en 2017 et qui avait obtenu des fonds.

Directeur général de la planification et du développement immobilier, Michel Parent note que l’UdeS n’a pas encore obtenu le report officiel du projet, mais l’institution est en discussion avec les bailleurs de fonds « pour pouvoir faire une substitution de projet. On veut sécuriser ce projet. »

Ils assurent que le projet n’est pas compromis. Celui-ci a été modifié entre le premier et le deuxième appel d’offres.