Nicolas jardinera tout l'été, suivi de près par son papa.

Les jeunes entrepreneurs dans leurs jardins

Quinze jeunes jardiniers de 10 à 15 ans pourront exaucer leur souhait : ils pourront s’occuper d’un jardin durant tout l’été. En plus de s’occuper de leurs pousses, ils pourront vendre les fruits de leurs récoltes dans les marchés lorsque l’automne se pointera le bout du nez.

L’animatrice horticole pour le Jardin jeunes entrepreneurs de Croquarium, Stéphanie Leclerc, explique que les enfants apprendront beaucoup en cultivant leur jardin de 10 mètres carrés tout au long de l’été. « On vise le bien-être de l’enfant. On veut que les jeunes comprennent le concept de la terre à l’assiette. Ils récoltent la fierté, la valorisation de ce qu’il y a dans leur assiette et l’on est content de développer leurs compétences horticoles et entrepreneuriales », exprime-t-elle.

« On va aller chercher des entrepreneurs de la région qui vont transmettre leur expertise, que ce soit au niveau de la mise en marché, de la transformation alimentaire et vont partager leur vécu en tant qu’entrepreneur. Le but n’est pas de former des maraîchers ou des entrepreneurs, mais de stimuler ce côté d’eux pour qu’ils développent leur créativité et leur esprit d’initiative à transformer leur communauté », poursuit-elle, ajoutant que les jeunes ont suivi quelques ateliers pour apprendre les rudiments de cet art.

Un petit boulot

Samedi matin, la quinzaine de jeunes était bien active sur le terrain situé sur la rue du Pacifique. Les jeunes jardiniers semblaient bien amusés à l’idée de transplanter et d’arroser leurs légumes. Les enfants sont âgés de 10 à 15 ans, car ils ne peuvent pas encore avoir de travail et ils sont assez murs pour effectuer un bon travail.

Nicolas Provencher, 11 ans, est bien motivé de prendre soin de ses légumes pour les mois à venir. « J’aime les projets entrepreneuriaux. J’ai déjà un jardin chez moi, mais faire un jardin à moi seul sur 10 mètres, je trouve ça le fun. Actuellement, on doit venir une fois par jour pour arroser. Durant l’été, je vais venir deux fois par semaine au minimum », sourit-il.

Le père de Nicolas, François, apprécie la partie entrepreneuriat du projet. « C’est un loisir qui est un travail en quelque sorte. L’organisme a une belle mission. Ça ne me dérange pas de faire le taxi, car c’est une bonne cause », résume-t-il.