Jean-Christophe Doyon est l’un des finissants en technologie du génie civile au Cégep de Sherbrooke. Il estime que des rencontres avec les employeurs peuvent ouvrir beaucoup de nouvelles portes pour les jeunes.

Les finissants du Cégep courtisés

Beaucoup d’entreprises et peu de finissants, le recrutement dans le domaine du génie civil n’est pas une mince affaire pour les entreprises de la région. Pour remédier à la situation, plus d’une vingtaine d’entreprises se sont déplacées au Cégep de Sherbrooke vendredi pour tenter de mettre la main sur un ou deux finissants en technologie du génie civil.

La grande majorité des compagnies sont basées en Estrie, mais l’une d’elles est même venue de la rive sud de Montréal pour tenter de mettre le grappin sur des jeunes de la région. Des entreprises spécialisées en construction, excavation, arpentage ou même en dessin se sont déplacées.

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« L’objectif est de profiter de la pénurie de main-d’œuvre pour que les entreprises viennent, souligne Fabien Burnotte, enseignant au Cégep de Sherbrooke en technologie du génie civil et coordonnateur de département. On jase beaucoup et on fait pratiquement du lobbying. On jase avec les entreprises pour se mettre à jour pour notre formation. »

Plus de 70 étudiants de 2e et 3e année ont circulé entre les différents kiosques.

« On a un bon nombre de finissants, mais les entreprises sont aussi nombreuses que le nombre d’étudiants qui terminent leur DEC et plusieurs entreprises en cherchent deux ou plus, admet M. Burnotte. Sur 38 finissants, j’en ai 10 qui vont à l’université et j’ai aussi des enfants d’entrepreneurs et qui vont travailler dans l’entreprise familiale. J’ai environ 20 étudiants pour 22 entreprises. »

Parmi les entreprises présentes, Sintra était à la recherche d’un arpenteur géomètre et de deux ou trois autres employés techniques.

« C’est compliqué trouver des gens et la rétention est plus compliqué qu’avant aussi, mentionne Michel Laflamme, responsable technique. Le but c’est de former des gens à même l’entreprise pour améliorer la rétention. »

FNX-INNOV, une firme de génie-conseil multidisciplinaire, avait quant à elle délégué deux de ses employés pour tenter d’attirer la relève.

« On recherche à peu près tout ce qui touche le génie civil, on touche à tout, indique Patrick Béliveau, répartiteur et responsable de chantier. Il y a une pénurie dans tout, il nous manque huit techniciens. Ce qui nous freine ce n’est pas les contrats, c’est le manque de personnel. On fait du recrutement du mieux qu’on peut. »

Jean-Christophe Doyon est l’un des finissants du programme. Il estime que des rencontres avec les employeurs peuvent ouvrir beaucoup de nouvelles portes pour les jeunes.

« Une journée comme ça permet de découvrir plein d’entreprises qu’on ne connaît pas nécessairement, souligne-t-il. Un diplôme en génie civil, ça ouvre beaucoup de portes et de voir toutes les entreprises qui sont là pour nous, c’est intéressant. »

Fabien Burnotte estime que ces rencontres sont bénéfiques non seulement pour les finissants et les entreprises, mais aussi pour les autres étudiants inscrits au programme.

« Nos jeunes de 1re et 2e année voient ça et ça les motive, résume-t-il. Ils sont plus réceptifs dans l’enseignement par la suite. »