Le président de la CSN-Estrie, Denis Beaudin, et le président du Syndicat du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics - CSN (FEESP), Stephen Gauley.

Les chauffeurs d'autobus scolaires réclament des conditions minimales

Les chauffeurs d'autobus réclament que le gouvernement du Québec impose un décret pour fixer des conditions minimales de travail.
Une centaine de chauffeurs d'autobus représentant les cinq unités syndicales en Estrie se sont regroupés, mardi soir dans les locaux de la CSN-Estrie, afin de resserrer les liens dans un objectif de mobilisation.
« Nous voulons que le gouvernement prenne connaissance du rapport qui a été déposé au printemps 2015. Nous voulons avoir une rencontre avec le ministre de l'Éducation du Québec à ce sujet. Un comité paritaire avait été mandaté par le gouvernement pour établir les conditions de travail des conducteurs du transport scolaire », explique le président du Syndicat du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics - CSN (FEESP), Stephen Gauley.
Les conducteurs d'autobus scolaires réclament un taux horaire minimal qui avait été établi à 19,14 $ l'heure en 2015, soit 19,74 $ si le taux est indexé à 2017.
« Nous avons bâti une convention type que nous voulons voir être adoptée dans un décret comme conditions minimales », explique M. Gauley.
La négociation coordonnée des transporteurs scolaires en Estrie avait mené à la ratification d'une convention collective qui s'approche de celle proposée dans le décret souhaité par l'industrie. Le taux horaire s'apparente cependant au salaire minimum de 10,75 $ l'heure à certains autres endroits au Québec.
« Nous voulons uniformiser et stabiliser les conditions de travail à long terme. Ce n'est pas parce que nous avons obtenu des conditions intéressantes en Estrie que la bataille est terminée », indique le président de la CSN-Estrie, Denis Beaudin.