Lors de la fermeture de l’épicerie au mois d’août passé, un grand vide s’est créé dans le village de Waterville. L’avenir du commerce est cependant plus prometteur que jamais alors qu’une famille de La Patrie, qui a connu un succès fulgurant avec sa dernière entreprise, s’amène pour donner une deuxième vie à l’établissement.

L’épicerie de Waterville renaîtra de ses cendres

Fermée depuis le mois d’août à la suite de son expansion manquée, l’unique épicerie de Waterville rouvrira ses portes avec une nouvelle direction à sa tête. De véritables vétérans du domaine épicier se chargeront de remplir cette mission, alors que l’établissement devrait être fonctionnel une fois de plus à partir du mois de juin.

Sylvain Paquette et Nathalie Bouffard sont venus s’installer à Waterville il y a deux ans, sans prévoir retourner dans le domaine de la vente d’aliments. Le couple a passé les 11 années précédant leur déménagement à administrer l’épicerie de Notre-Dame-des-Bois, qui a connu une importante expansion sous leur gouvernance. « L’épicerie était toute petite lorsqu’on en a pris les rênes, c’était la seule au village », explique M. Paquette. « Au cours des 11 années où on l’a administrée, elle a quadruplé en grandeur et en chiffre d’affaires. C’est ce qui nous inspire confiance en ce qu’on peut accomplir ici. »

Quelques détails restent à finaliser d’ici la réouverture, mais les nouveaux propriétaires et gestionnaires croient que le projet pourrait aboutir pour la période estivale. « On est actuellement en discussion avec plusieurs grands épiciers pour savoir on va ouvrir sous quelle bannière », confie Mme Bouffard. « C’est une décision importante à prendre avant que le projet se concrétise. Le défi est de taille, car l’établissement est deux fois plus gros que celui que nous gérions à Notre-Dame-des-Bois et on ne veut pas faire la même erreur que les anciens propriétaires, qui ont agrandi trop vite. On peut dire que l’on sait ce qu’on fait. On suit une recette gagnante et le résultat devrait suivre. »

Question de proximité

Parlant de recette gagnante, ce n’est pas par coïncidence que le couple d’entrepreneurs a connu autant de succès avec son ancienne entreprise. « Pour avoir du succès dans les petites communautés, il faut être à proximité de nos clients. On doit toujours être à l’écoute de leurs besoins et leur offrir un service personnalisé hors pair. Si quelqu’un veut avoir un produit qui n’est pas disponible dans notre épicerie, on doit essayer de le commander pour pouvoir lui fournir. Il y a plusieurs types de consommateurs différents à Waterville et notre mission est de tous les satisfaire, avec le meilleur service possible », poursuit le père de famille.

Pour en arriver à cette fin, les nouveaux propriétaires veulent assembler une équipe enjouée et cordiale en vue de l’ouverture de l’épicerie, dont trois membres sont déjà connus. « On est très chanceux de pouvoir compter sur l’aide de nos trois grandes filles Léonie, Éloise et Coraly », annoncent-ils avec fierté. « Notre but est de monter une belle équipe qui va avoir du plaisir tout en accomplissant leurs tâches respectives. On passe tellement de temps au travail dans une vie qu’il faut y avoir du plaisir. À ceux qui voudraient se joindre à nous, le recrutement d’employés va se faire sous peu, restez à l’affut. »

Pour répondre aux besoins de ses futurs clients, la nouvelle administration va aménager un espace pour manger sur place, essayer d’obtenir un partenariat avec la SAQ pour fournir une plus grande gamme de vins et des spiritueux ainsi qu’offrir une vaste sélection de produits du terroir. « Ces additions nous aideront à accommoder nos différentes clientèles. Les travailleurs pourront manger sur place et bénéficier d’un vaste choix dans le prêt-à-manger et les consommateurs de produits biologiques ou locaux seront en mesure de se procurer les produits du terroir directement à notre épicerie », relate M. Paquette.

« On sent que la population a hâte de retrouver son épicerie. Pas seulement pour leur éviter de se déplacer à Sherbrooke, mais aussi pour donner un centre de rassemblement important à notre communauté où les gens peuvent se croiser et échanger », conclut Mme Bouffard.