Clément Moliner-Roy, de l’ADE, le Dr Pierre Cossette, recteur de l’UdeS, Alain Lemaire, président du c.a. de Cascades, Jean Bibeau, professeur et directeur de l’ADE, Jacques Cloutier, professeur à l’école de gestion, et le comédien Bernard Fortin sont responsables du succès de la toute première soirée J’ose transformer.

L’entrepreneuriat raconté avec le cœur

La première édition de l’événement J’ose transformer a été un franc succès. Recteur, doyens, enseignants, étudiants, membres du personnel se sont réunis pour une soirée où il était question de faire les choses autrement et, pourquoi pas, changer le monde.

« C’est une grande soirée, car c’est un mariage entre les arts et les affaires. On a demandé aux gens qui sont habitués à un protocole, un lutrin et un plan d’action de se prêter à un plan ludique et d’utiliser le storytelling, qui fait partie des nouvelles approches pédagogiques, pour vendre leur projet en mettant l’humain au cœur de leur projet entrepreneurial. Ç’a donné une grande célébration d’amour », a résumé Jean Bibeau, directeur de l’Accélérateur Entrepreneurial Desjardins (AED) de l’Université de Sherbrooke.

Responsable de l’organisation de la soirée qui a attiré plus de 200 participants au Salon Orford du Centre culturel de l’UdeS, l’AED est allé chercher la collaboration spéciale de l’entrepreneur, comédien et producteur Bernard Fortin.

« Je suis bouleversé par ce que je viens de vivre. On ne savait pas dans quoi on s’embarquait. On voulait que les gens racontent ta vie, ta business, le mouvement que tu es en train de créer. Moi, je suis comédien, je me nourris d’émotions et dans les passions, mais là on travaillait avec des gens de génie, d’administration et on les a amenés dans un contexte différent », a souligné le comédien qui avait passé la fin de semaine précédente à coacher la quinzaine d’intervenants qui ont pris le « bâton de la parole » lors de l’événement.

Les spectateurs et les intervenants étaient réunis autour d’un faux feu de camp dans une ambiance décontractée, voire festive. « On n’a pas parlé de chiffres, on a parlé de mots. On n’a pas utilisé de PowerPoint, mais des récits. Et on n’a pas donné de solutions, mais on a posé des questions. On est allé dans l’audace et la créativité. On est allé dans le cœur et non dans le par cœur », résume M. Fortin.

Prendre l’ascenseur

C’est donc avec le cœur que Félix Guay-Dufour, membre de l’Association interculturelle de l’Université de Sherbrooke (AIEUS), a raconté comment son ami Nico a découvert la beauté de la diversité culturelle dans un ascenseur et a ensuite invité tout le monde à prendre l’ascenseur qui mène vers l’ouverture à l’autre. C’est avec humour que le recteur Dr Pierre Cossette a raconté comment l’initiative d’intégrer les « fatiguants d’étudiants » sur les comités et chantiers de l’UdeS a amené une plus-value au processus. Un autre étudiant en génie, Étienne Penelle, a raconté comment ses détours sur trois patinoires vides un soir d’hiver l’a poussé à inventer une application permettant de se trouver des coéquipiers ponctuels de hockey.

Cascades était le donateur principal de l’événement et le président du conseil d’administration Alain Lemaire était présent pour remettre le prix du public. Celui-ci a été remporté par l’équipe de Hoola one, composée d’étudiants en génie mécanique qui souhaitent résoudre la problématique des déchets de plastique qui aboutissent sur la plage et qui se brisent en des particules de plus en plus fines.

« Disons qu’on était là pour inspirer les gens et qu’on a été autant inspiré qu’on a pu les inspirer. On a entendu des gens qui voulaient améliorer la société que ce soit du côté du climat environnemental ou social. Alors on peut avoir des espoirs », a commenté le plus jeune des frères Lemaire.