L’éleveur bovin Alain Bouffard, d’Ayer’s Cliff, a investi dans l’abattoir de la famille Lamarche de Racine.
L’éleveur bovin Alain Bouffard, d’Ayer’s Cliff, a investi dans l’abattoir de la famille Lamarche de Racine.

L’éleveur Alain Bouffard relance l’abattoir de Racine

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
L’homme d’affaires et agriculteur Alain Bouffard a investi 1,5 million $ pour la relance de l’abattoir Lamarche à Racine près de Valcourt.

Le projet visait à convertir les installations afin qu’on y abatte du bœuf, des agneaux en plus du porc.

« Ça faisait longtemps que je voulais investir dans l’abattage. Je ne dois pas avoir assez d’ouvrage… », commente en soupirant cet éleveur d’Ayer’s Cliff comptant « des milliers de têtes de bétail » dans son entreprise.

« Nous allons faire de l’abattage à forfait. Nous sommes 50-50 avec la famille Lamarche dans le projet. »

Alain Bouffard est aussi connu pour être à la tête des boucheries Face de bœuf en Estrie. L’abattoir BL à Racine servira entre autres à fournir ses commerces. « J’ai le projet aussi d’aménager une salle de découpe à Racine », dit-il.

« Au départ, je trouvais ça loin, mais c’est un secteur à mi-chemin entre Sherbrooke, Granby et Drummondville. C’est assez central en fin de compte. »

La transaction a été conclue dans les dernières semaines de 2019.

Actuellement, l’abattoir donne du travail à huit personnes. Des embauches sont à prévoir, assure M. Bouffard.

La relance tombe à point pour l’industrie du bœuf dans la région. On réclame depuis longtemps un nouvel abattoir dans la région. L’incendie qui a ravagé l’abattoir Rousseau à Lingwick, en novembre 2017, a laissé un trou béant dans le monde de l’abattage en Estrie. Plusieurs éleveurs doivent faire transporter leurs animaux à l’extérieur de la région pour faire abattre.

En novembre 2015, la fermeture de l’entreprise Viandes Laroche à Asbestos avait fait mal à l’industrie bovine estrienne.

Nouveau souffle

« Ce n’est pas avec ça qu’on fera le plus d’argent », admet Alain Bouffard.

« Ça va nous permettre de commercialiser la viande du troupeau dans nos trois boucheries de l’Estrie. »

L’abattoir Lamarche avait été construit en 2008.

Pour la famille Lamarche, ce projet se veut un nouveau souffle pour l’entreprise, car l’abattoir a été fermé pendant un an. « Nous nous sommes donné le temps de penser à notre affaire », résume Mikael Lamarche.

« Nous allons offrir un abattage complet clef en main avec une meilleure traçabilité. Aussi, nous allons avoir un approvisionnement en bœuf garanti avec M. Bouffard. C’est un homme qui a un grand réseau de contacts dans le domaine. »