Le projet de Village invisible, mis en place à l'été 2017, n'aurait pas répondu aux attentes du Village québécois d'antan qui aurait résilié le contrat.

Le Village québécois d'antan poursuivi pour 620 000 $

Un consortium formé d’une entreprise de Magog et d’une seconde de Québec réclame plus de 620 000 $ au Village québécois d’antan après la résiliation d’un contrat en lien avec le projet Village invisible. Une requête exposant le litige a récemment été déposée par le consortium en Cour supérieure.

Installée à Magog, l’entreprise Novom Networks s’était alliée à 7e sens – lumières et événements pour créer un produit de divertissement nocturne à saveur technologique pour le Village québécois d’antan. Le projet Village invisible devait permettre aux visiteurs d’aller à la rencontre de légendes et de personnages du passé tout en utilisant leur téléphone intelligent.

Déçu par les résultats obtenus, le Village québécois d’antan a résilié le contrat qui le liait au consortium le 7 août dernier. Novom Networks et 7e sens ont répondu par une mise en demeure.

D’après les deux entreprises formant le consortium, la partie défenderesse dans cette affaire a procédé à une résiliation de contrat sans justification attribuable à la prestation de service.

Les deux parties auraient tenté d’en arriver à une entente dans la foulée de la résiliation du contrat, mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés.

L’entente qui liait le consortium au Village québécois d’antan prévoyait que ce dernier paierait un montant fixe pour le nouveau produit touristique et que certaines sommes seraient par surcroît versées en fonction de l’achalandage.

Contacté par La Tribune, l’avocat Danick Potvin, associé chez Guertin, société d’avocats, s’est montré peu bavard. Il a assuré que Novom Networks et 7e sens sont de réels spécialistes dans leur domaine d’activité. Il considère que le produit attendu a été livré.

Deux versions contradictoires

Le directeur général du Village québécois d’antan, Guy Bellehumeur, offre toutefois une toute autre version. «On juge que les deux entreprises n’ont pas respecté les clauses du contrat. Les projections interactives et l’achalandage n’étaient pas au rendez-vous», déclare-t-il.

Dans la foulée, M. Bellehumeur ajoute que son organisation a été compréhensive à l’égard du consortium durant tout l’été 2017. «On lui a constamment accordé des deuxièmes chances, mais la technologie n’a jamais été fonctionnelle», soutient-il, tout en rappelant que le Village québécois d’antan a connu de nombreux succès depuis sa création en 1977.

Afin de démontrer que la clientèle a peu aimé l’expérience qui était proposée, le directeur général du Village québécois d’antan note que, selon les sondages effectués, 54 pour cent des personnes parties à la découverte du Village invisible n’auraient pas recommandé à un ami de le visiter.

«On consulte nos avocats en lien avec cette affaire. On ne trouve pas ça agréable comme situation, mais on songe à riposter à cette poursuite parce que, de notre côté, on a un manque à gagner.»