Nicolas Ratthé a interpellé les élus, lundi soir, pour obtenir une aide qui lui permettrait de rénover son commerce.

Le Vent du Nord demande de l’aide pour rénover sa «vieille bâtisse»

Le commerce de bières Au Vent du Nord cherche à obtenir l’aide de la Ville de Sherbrooke pour rénover son bâtiment de la rue Belvédère Nord. Son propriétaire, Nicolas Ratthé, s’est pointé au conseil municipal lundi pour déplorer qu’il ne soit pas admissible au programme d’aide à la rénovation au centre-ville parce qu’il ne figure pas dans le périmètre du centre-ville.

« J’ai pris connaissance du programme de subvention pour la revitalisation lié à Well inc. Moi j’ai une vieille bâtisse sur Belvédère Nord que j’ai achetée en 2011. Je me suis dit que je pourrais avoir un impact sur le bonheur des gens en vendant de la bière. Mais en achetant le bâtiment construit en 1920, j’ai aussi acheté ses problèmes. J’ai déjà rénové le toit, mais la façade laisse entrer l’air. L’hiver, mes employés travaillent avec des combines et un manteau. Parfois, il fait un degré sur le plancher », explique M. Ratthé.

Le propriétaire souhaite donc rénover son commerce dès cette année. « Je ne veux rien faire d’extravagant, pas de flafla. Je veux juste lui redonner une chaleur du Nord. Je veux juste le remettre comme dans le temps. Pourquoi je n’ai pas droit à un crédit sur mes rénovations? Je suis comme une anomalie. Je fais partie du centre-ville. J’ai des bières de partout au Québec. Je reçois des clients des États-Unis et du Québec. J’ai deux commerces et j’embauche 17 employés. Je pense faire rayonner beaucoup ma ville avec mon commerce. »

M. Ratthé dit avoir rencontré son directeur d’arrondissement et avoir interpellé la conseillère Chantal L’Espérance.

« J’ai une vision claire »

« La semaine dernière, La Tribune titrait " Nouvel exode? Deux commerçants du centre-ville songent à quitter faute d’une vision claire ". J’en ai une vision claire. Je veux rester au centre-ville et faire parler de Sherbrooke. »

Le directeur du Service de la planification urbaine et du développement durable, Yves Tremblay, a invité le commerçant à prendre rendez-vous avec lui. « Nous allons vous recevoir. La limitation du centre-ville n’inclut pas votre propriété, mais nous regarderons la situation dans son ensemble. »

La conseillère du secteur, Chantal L’Espérance, a mentionné que la Ville a déjà fait preuve de flexibilité dans d’autres situations. « Dans d’autres programmes, nous avons déjà fait des extensions quand ça touchait directement la zone concernée. Nous avons par exemple traversé le pont Montcalm pour des lampadaires après la reconstruction du pont. Nous tenons à votre bâtiment pour son patrimoine. Il y a aussi un programme de Rénovation Québec qui pourrait vous aider. Ce ne sont pas des sommes astronomiques, mais je suis prête à regarder les différentes approches. »

Nicolas Ratthé a affirmé être en mesure de contribuer en partie à la réfection de son bâtiment.

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, a mentionné que M. Ratthé était effectivement un bon ambassadeur de la Ville de Sherbrooke.