Des travailleurs ont repris le boulot lundi aux usines de BRP à Valcourt, après une pause forcée causée par la crise de la COVID-19.
Des travailleurs ont repris le boulot lundi aux usines de BRP à Valcourt, après une pause forcée causée par la crise de la COVID-19.

Le travail reprend chez BRP

SHERBROOKE — Le travail a repris lundi dans les usines de Bombardier Produits récréatifs (BRP) à Valcourt, comme l’avait prévu le manufacturier.

« Effectivement, aujourd’hui marque la réouverture complète des entreprises manufacturières, tel que mentionné par le gouvernement du Québec. Nous sommes donc autorisés à repartir la chaîne d’assemblage avec 100 % des effectifs », confirme à La Tribune Elaine Arsenault, conseillère principale aux relations avec les médias chez BRP.

« Toutefois, bien que nous puissions reprendre nos activités, la santé et la sécurité de nos employés demeurent notre priorité. » 

Ainsi, on a mis en place différentes mesures, conformes aux recommandations des autorités sanitaires, pour assurer la santé et la sécurité de chacun, comme un formulaire sur l’état de santé, la prise de température, le nettoyage des surfaces et stations de lavage des mains, énumère Mme Arsenault, sans pouvoir donner le nombre d’employés accueillis. 

On a aussi pensé à des mesures de distanciation sociale ainsi que des équipements de protection personnelle.

Rappelons que BRP était au neutre depuis que le premier ministre du Québec, François Legault, avait décrété en mars un arrêt complet des activités non essentielles sur le territoire pour contrer le coronavirus. L’entreprise envisageait de mettre 300 travailleurs à pied à la fin du mois.

Un texte paru dans le journal Les Affaires fait état d’une demande plus forte que prévu pour les véhicules de BRP chez les concessionnaires à travers le monde. Des consommateurs se tournent vers ces véhicules récréatifs en période de distanciation sociale.

Les ventes de motoneiges Ski-Doo, qui se font habituellement au printemps, seraient excellentes, selon ce qu’a pu apprendre La Tribune.  

La performance du titre de BRP au cours des derniers jours semble donner raison à cette théorie. Au début de la semaine dernière, l’action de la compagnie de Valcourt se situait autour de 40 $. Lundi à l’ouverture des marchés, elle avait franchi les 45 $.

Depuis la mi-mars, l’action de BRP a été malmenée, chutant comme la plupart des marchés en bourse. Le 10 mars, elle a clôturé à 43 $, pour atteindre une semaine plus tard 23 $. Au milieu du mois de février, le titre avait approché les 75 $.

Pour sa part, Elaine Arsenault répond que les résultats du premier trimestre de l’entreprise, comme le volume de ventes, seront divulgués ce jeudi. 

Au début d’avril, le président et chef de direction de BRP, José Boisjoli, s’est adressé à son personnel via Youtube pour expliquer les effets de la crise actuelle et les mesures mises en place. Il soulignait que la pandémie avait mis fin à un élan sans précédent au sein de l’entreprise manufacturière de motoneiges, de quads, de motomarines et de véhicules à trois roues pour la route.

Compte tenu du volume de motoneiges à assembler, BRP pourrait arrêter sa production deux semaines au lieu de trois pour les vacances estivales, selon ce qu’a aussi appris La Tribune. 

« Pour ce qui est des vacances de nos employés, comme il s’agit d’une information de nature interne, nous ne commenterons pas davantage », a noté la porte-parole dans un courriel.