Le Carré Belvédère est un projet circonscrit entre la rue Belvédère, le chemin Bel-Horizon et les rues de Belmont, Aline et de Beaupré qui comptera 1700 portes. La première phase, qui doit commencer avec la vente des premiers terrains cet été, vise la construction en bordure de la rue Belvédère, ainsi que dans le prolongement de la rue André, que l’on voit sur la photo, et sur la nouvelle rue Orpailleur.

Le promoteur du Carré Belvédère se dit « tanné » des « voisins voyous »

Le Carré Belvédère est un projet circonscrit entre la rue Belvédère, le chemin Bel-Horizon et les rues de Belmont, Aline et de Beaupré qui comptera 1700 portes. Lors de l’adoption du projet en 2016, l’horizon pour le développement du quartier était de 15 ans. La valeur du projet, une fois terminé, s’élèverait à environ 300 M$. La première phase, qui doit commencer avec la vente des premiers terrains cet été, vise la construction en bordure de la rue Belvédère, ainsi que dans le prolongement de la rue André et sur la nouvelle rue Orpailleur.

Depuis plusieurs mois, un regroupement de citoyens livre une bataille, entre autres pour protéger une prucheraie centenaire située au cœur du projet. M. Élias a consenti à céder 1,8 M de pieds carrés de son terrain pour assurer sa protection. L’intervention du citoyen Patrice Clementi au conseil municipal, début avril, a toutefois fait déborder le vase pour Luc Élias. Le citoyen réclamait une bande végétale de six mètres derrière les résidences de la rue du Fort-Chambly et présentait une pétition signée par cinq propriétaires.

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Non à un accommodement pour le Carré Belvédère

« Les signataires de la pétition possèdent des terrains qui ont en moyenne 200 pieds de profondeur, soit des terrains doubles. En plus, ils sont six mètres plus hauts que le développement que je veux faire. Là où je les trouve arrogants, c’est que j’ai des terrains de 100 pieds pour travailler derrière chez eux et ils veulent ajouter une zone tampon de 20 pieds. Les terrains deviendraient trop petits et je ne pourrais pas les vendre. Si je décale le projet, je perds les terrains pour quatre jumelés, soit une valeur d’environ 400 000 $. Le projet ne serait plus rentable. Je suis tanné », lance M. Élias.


« Ce sont des voisins voyous qui veulent donner mauvaise presse au projet. »
Luc Élias

« Ce sont des voisins voyous qui veulent donner mauvaise presse au projet. Eux coupent les arbres sur leurs terrains, mais moi il ne faudrait pas que je bouge? La plupart des gens qui me parlent des arbres n’en ont pas sur leur terrain... Ce qu’ils ont fait au conseil municipal, c’est de l’intimidation. Ils coûtent une fortune à la Ville en demandant rencontre par-dessus rencontre. »

Luc Élias dit avoir obtenu tous les permis pour lancer les travaux et qu’il s’est montré bon joueur en présentant 16 versions de son projet pour répondre aux demandes municipales. « Ça m’a coûté une fortune. Comme promoteur, je ne contrôle pas grand-chose. Le zonage, la forme des rues, l’emplacement du parc, tout a été choisi par la Ville. Il y a une quinzaine d’étapes à franchir à la Ville pour faire cheminer un projet comme celui-là. Ça prend des années pour avoir des approbations. J’ai maintenant toutes les autorisations. J’en suis à la 16e version. Il y aura 1,8 M de pi2 qui seront protégés. C’est l’équivalent de 300 maisons unifamiliales.

« Un projet immobilier, ce n’est pas un plat de bonbons dans lequel tout le monde peut avoir ce qu’il veut. Avec toutes les restrictions, il reste moins de 50 % des terrains que je peux vendre. Qu’ils achètent les terrains s’ils ne veulent pas qu’ils soient développés. »

Luc Élias déplore que les citoyens s’étaient approprié ses terrains alors qu’ils sont de propriété privée. « Mon avocat leur a envoyé une interdiction d’aller sur mes terrains. » Il mentionne que les citoyens se rendent sur ses terrains pour tourner des vidéos, prendre des photos ou entailler des érables.

« Je commence à être fatigué des voisins voyous qui veulent faire le trouble pour faire le trouble. On a tous les permis. Nous aurons même un règlement qui obligera les propriétaires des terrains du Carré Belvédère à reboiser. »