Le nouvel immeuble devrait proposer un style beaucoup plus moderne que les autres bâtiments du secteur.

Le projet Manhattan s’agrandit

Un immeuble de cinq étages comprenant 50 logements sera construit au coin des rues Bowen et King-Est. Le promoteur Philippe Dusseault en a fait l’annonce mercredi en plus d’inaugurer les 15 logements construits à l’intérieur de l’ancienne caisse Desjardins.

Ce nouvel édifice à logements s’inscrit dans la phase 2 du projet « Manhattan » qui devait au départ contenir seulement une trentaine d’unités.

« Avec la réponse qu’on a eue pour la phase 1, on va assurément arriver à louer ces logements, souligne Philippe Dusseault, promoteur du projet. C’est certain que c’est plus de logements à mettre sur le marché, mais je ne suis pas inquiet. »

Douze des quinze logements situés dans l’ancienne caisse populaire ont déjà trouvé preneur. La Rose des Vents, le Collège d’ostéopathie de Sherbrooke et LeadFox Technologie se sont installés dans les espaces commerciaux.

« On veut faire changer la carte de Sherbrooke, poursuit M. Dusseault. Ce sont de jeunes professionnels qui veulent vivre au centre-ville et être près de tout. Ce sont de petits appartements. Je ne dirais pas que c’est luxueux, c’est différent. C’est grand, c’est ouvert et c’est blanc. »

Philippe Dusseault espère quand même une aide de la Ville pour mettre le projet de l’avant.

« On veut demander à ce que la Ville élargisse le périmètre du centre-ville pour que l’immeuble puisse cadrer dans les subventions. On prévoit le faire dans les prochaines semaines auprès du conseil municipal. Si on veut faire des choses le fun dans le secteur, il faut que la Ville s’implique un peu. »

La phase 2 du projet est évaluée à 6,5 M$.

« Tout dépendant de l’implication et de la rapidité de la Ville, j’aimerais beaucoup qu’on puisse ouvrir pour 2020 », résume M. Dusseault.

Un brin de vert

Le nouvel immeuble devrait proposer un style beaucoup plus moderne que les autres bâtiments du secteur.

« Ce n’est pas parce qu’il y a un bâtiment en briques rouges à côté qu’il faut faire pareil, estime Daniel Quirion, architecte du projet. Ça va donner un coup de pouce au secteur. Quand on regarde la phase 1, c’est impressionnant de voir la vibe urbaine et branchée qui est générée. Ce projet-là peut de prime abord avoir mauvaise presse à cause de son emplacement, mais le résultat est vraiment intéressant. »

Les concepteurs ont également pris soin d’amener un peu de verdure dans le secteur.

« Toute la façade de l’immeuble qui était en pavé uni a été reconvertie, affirme M. Dusseault. On a planté des bleuets et des arbustes. Le but c’est aussi d’éliminer les ilots de chaleur dans le centre-ville. On a enlevé 10 000 pieds carrés de brique et de pavé pour remplacer par du gazon ou des arbres. On veut que nos projets aient un brin de vert et on veut que ça respire un peu. »