Le prix des maisons en hausse de 8%

Le marché de l'immobilier à Sherbrooke est en pleine ébullition, alors qu'on apprend que les taux d'intérêt sont tirés vers le haut. Le prix des propriétés dans la région atteint maintenant 254 331 $, une hausse de 8,2 pour cent par rapport au deuxième trimestre 2016.
C'est ce que nous apprend l'Étude sur le prix des maisons et l'Étude sur les prévisions du marché de la firme Royal LePage sur le deuxième trimestre 2017. La hausse des prix des propriétés unifamiliales est «considérable», mais le marché devrait se stabiliser d'ici la fin de 2017.
Lorsque ventilé par type de propriété, le prix médian des maisons à deux étages à Sherbrooke a enregistré une forte hausse de 9,5 pour cent au premier trimestre, pour atteindre 291 764 $, tandis que le prix des maisons de plain-pied a crû de 6,2 pour cent par rapport à la même période en 2016, pour s'établir à 218 612 $.
Le deuxième trimestre 2016 avait cependant été sous la normale, ce qui a eu pour effet de créer des écarts de pourcentage plus marqués, fait-on remarquer.
La bonne performance de l'économie donne confiance aux acheteurs. « La communauté d'affaires de Sherbrooke est enthousiaste et les consommateurs semblent confiants dans l'avenir», se réjouit Jean-François Bérubé, dirigeant-propriétaire, Royal LePage Évolution.
«De nombreux projets commerciaux sont en cours, signe que l'économie locale va bon train et que le développement de la région se poursuit pour attirer de nouvelles familles.»
Selon M. Bérubé, les récentes embauches au CHUS et à l'université ont accentué les ventes entre la fin de 2016 et le début de 2017. Cette demande a légèrement fait baisser l'inventaire et fait pression à la hausse sur les prix des propriétés. Malgré cela, le marché immobilier de Sherbrooke demeure à l'avantage des acheteurs à travers tous les segments, souligne-t-on dans un communiqué de presse.
Les milléniaux plus présents
De plus, les milléniaux seraient de plus en plus présents sur un marché immobilier largement dominé par les baby-boomers. « Au cours des prochaines années, il faudra s'attendre à ce que cette cohorte soit plus nombreuse à prendre le titre de propriétaire », croit M. Bérubé.
L'année 2017 a été en dents de scie, mais le marché devrait se rééquilibrer d'ici la fin de l'année, selon M. Bérubé. Concernant la hausse des taux d'intérêt annoncée par la Banque du Canada, il estime qu'elle n'affectera le marché qu'à court terme, mais que les hausses ultérieures pourraient ralentir davantage le marché.