Tout n'est peut-être pas perdu pour les employés de l'Hôtel Le Président de Sherbrooke qui a annoncé la fermeture de sa salle à manger.

Le Président: la décision ne serait pas finale

Tout n'est peut-être pas perdu pour les employés de l'Hôtel Le Président de Sherbrooke qui a annoncé la fermeture de sa salle à manger.
Jeudi, lors d'une séance de conciliation, la partie patronale a laissé entendre que la décision n'était peut-être pas définitive.
« On peut dire que les explications ne sont pas claires », lance le porte-parole syndical Stéphane Lacroix lors d'un entretien téléphonique avec La Tribune. « Ça semble être une décision comptable. »
« Le représentant de la direction de l'hôtel a dit que la décision ne serait pas finale. Disons que les employés touchés étaient en colère après avoir appris ça. »
Rappelons que 24 employés de l'Hôtel Le Président seront mis à pied dans quelques semaines puisque l'établissement a choisi de fermer ses cuisines. Ils ont été avisés vendredi dernier de la fin définitive des services de restauration, de banquets et de buffet de type « américain » à compter du 30 juin, révélait La Tribune lundi.
La convention collective des quelque 60 travailleurs de l'Hôtel Le Président est échue depuis novembre 2015. Le syndicat qui les représente, les Teamsters, souhaite que le salaire de ses membres soit augmenté pour rattraper l'écart salarial avec les travailleurs de l'industrie hôtelière de la région.
Jeudi matin, une première rencontre de conciliation a eu lieu. D'autres sont à venir d'ici la fin mai, ajoute M. Lacroix.
Selon lui, la décision de fermer les cuisines de l'hôtel ne colle pas à la réalité. Les affaires vont bien pour l'entreprise de la rue King Ouest, assure-t-il.
« Il faut savoir que les gens des cuisines et à la salle à manger travaillent à temps partiel, environ de 25 à 35 heures par semaine, selon les événements. Leur temps de travail est donc optimisé », explique Stéphane Lacroix. « Lors des brunchs, c'est toujours plein. »
« Ça rend les explications de la direction de l'hôtel pour le moins opaques. Cet hôtel va devenir un dortoir. Les négociations se poursuivent, mais ça rend le processus ardu. »