Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Claude Charron est président de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke.
Claude Charron est président de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke.

Le plan d’affaires de l’aéroport devrait être présenté en mai

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Article réservé aux abonnés
On attendait la mise à jour du plan d’affaires de l’aéroport de Sherbrooke, en prévision du lancement d’une desserte commerciale, lors d’un conseil municipal d’avril. Le document devrait plutôt être présenté publiquement en mai, selon le président de la Corporation de développement de l’aéroport de Sherbrooke, Claude Charron.

Dans un communiqué publié en mars, la Corporation de l’aéroport indiquait que le plan d’affaires serait présenté aux élus en avril avant d’être exposé à la population. M. Charron affirme que des ajustements sont en cours à la suite des questions et des commentaires du comité politique de développement économique.

« En réalité, c’est le même plan qui a déjà été approuvé. On l’a seulement adapté au contexte de la COVID. Certains élus posent des questions à savoir pourquoi on travaille un plan alors qu’il y a une pandémie et que le trafic aérien est limité. Il y a une perception négative. C’est parce qu’on veut être prêts quand ça reprendra », rapporte Claude Charron. 

Le conseiller prévoit que le sujet sera abordé à huis clos au premier conseil de mai.

Les prévisions concernant le nombre de passagers et les revenus anticipés ont-elles été ajustées? « Ce qu’on présentera sera vraiment très conservateur, très réaliste. »

Si le plan d’affaires avait déjà été approuvé une première fois par les élus, selon M. Charron, c’est donc qu’on s’intéresse davantage au projet de loi privé nécessaire pour permettre à la Ville de majorer sa contribution financière au cours des trois premières années du projet de vol commercial. À l’origine, la Ville comptait accorder une aide financière de 250 000 $ par année pour la mise en place d’un vol commercial. La nouvelle mouture du plan suggère de prendre la contribution totale, soit 1 250 000 $ en cinq ans, et de la dépenser en trois ans. « Il faut bien analyser les impacts de cette loi privée », dit Claude Charron, qui souhaite un dépôt très rapidement de la loi.

« Le fédéral nous a dit qu’il nous aiderait financièrement, mais on attend encore », ajoute-t-il. 

Selon M. Charron, il est peu probable que l’aéroport obtienne une désignation qui lui permettrait d’offrir des services de sécurité payés par l’État. « Ces chances sont minimes. On pourrait avoir des subventions, et nous pensons que c’est ce qui se produira, mais on doute qu’on nous donnera une désignation avec des services payés. Nous avions déjà demandé si on pouvait nous transférer la désignation d’un aéroport qui ne s’en sert pas et la demande avait été refusée. »

Rappelons que le projet de vol commercial à l’aéroport de Sherbrooke ne devrait pas être lancé tant que le trafic aérien n’aura pas repris un volume satisfaisant à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. Du point de vue des infrastructures, avec le branchement à l’eau potable, l’aéroport de Sherbrooke sera fin prêt à accueillir les voyageurs au moment du lancement d’un vol commercial.