Guillaume Brien

Le Petit Quartier obtient un oui

Le conseil municipal va de l'avant avec le projet du Petit Quartier, qui comptera 73 minimaisons dans l'arrondissement de Fleurimont. En dépit des inquiétudes manifestées par quelques résidants du chemin Duplessis, les élus ont jugé que le projet, dans sa forme actuelle, peut passer la rampe.

Les principaux irritants, pour les citoyens du chemin Duplessis, résident dans la proximité des nouvelles constructions de leur résidence et la circulation plus lourde devant chez eux. Le directeur général de la Fédération des coopératives d'habitation de l'Estrie, Guillaume Brien, s'est néanmoins montré favorable à augmenter la barrière végétale entre le Petit Quartier et les maisons existantes.

À la période des questions, un citoyen mécontent estimait qu'on ne tenait pas compte de la proximité que devaient subir les citoyens du chemin Duplessis. « Ça ressemble drôlement à un cadeau dans une enveloppe colorée. Pourquoi le promoteur donne 60 % du terrain alors qu'il aurait pu en donner seulement 10 % et éloigner un peu les constructions? J'espère que Mme Berthold va y penser sérieusement alors que les élections s'en viennent. »

L'homme faisait référence aux six hectares qui seront donnés par le promoteur et qui deviendront une zone protégée.

La conseillère Danielle Berthold n'a pas bronché. « C'est tout un beau projet. J'ai entendu les récriminations, les objections et les interrogations des gens du chemin Duplessis. Je crois que les gens du Petit Quartier ont fait tout en leur pouvoir pour être convivial avec ces gens-là. C'est un projet coopératif, c'est la simplicité volontaire, c'est innovant. Je reçois des appels de Vancouver, de Toronto, de médias qui s'intéressent à ce qui se passe à Sherbrooke. Il y a moyen de trouver une façon de vivre tout le monde ensemble », a-t-elle dit.

La présidente du comité consultatif d'urbanisme (CCU), Nicole Bergeron, a aussi salué le projet. « Au CCU, les élus et citoyens étaient unanimes et favorables à aller de l'avant avec le projet. J'ai compris que c'est une autre façon de penser, un mode de vie. Quand les gens voudront revendre, il y aura une liste d'attente parce que beaucoup voudront vivre là. »

« Ce que j'aime, c'est qu'on ne vient pas niveler le terrain à tout casser pour mettre des belles rues. On l'intègre au milieu, au relief, aux milieux humides. C'est une excellente façon de faire du développement », a commenté Christine Ouellet.