« Sherbrooke a beaucoup d’éléments qui militent en sa faveur. La ville possède une aérogare très spacieuse, moderne et bien entretenue et aussi une piste de 6000 pieds. Ce qui manque, c’est un transporteur et je crois que les gens de Sherbrooke sont tellement motivés qu’un jour, ils arriveront à leur objectif », a commenté le président-directeur général d’Aéroports de Montréal, Philippe Rainville devant les membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke.

Le PDG d’Aéroport de Montréal constate le potentiel de Sherbrooke

Le président-directeur général d’Aéroports de Montréal, Philippe Rainville, a rencontré les membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke, jeudi midi, afin de leur parler de la plus importante période de croissance et d’expansion de l’aéroport Montréal-Trudeau. Il a profité de son passage dans la région pour aller visiter les installations de l’aéroport de Sherbrooke, un site qu’il considère avoir beaucoup de potentiel.

« Sherbrooke a beaucoup d’éléments qui militent en sa faveur. La ville possède une aérogare très spacieuse, moderne et bien entretenue et aussi une piste de 6000 pieds. Ce qui manque, c’est un transporteur et je crois que les gens de Sherbrooke sont tellement motivés qu’un jour, ils arriveront à leur objectif. Je vous encourage à poursuivre vos efforts », a mentionné l’ancien étudiant du Collège Champlain qui est à la tête d’Aéroports de Montréal depuis janvier 2017.

Lors de son allocution, le PDG a fait état du nombre de passagers aériens qui ne cesse de croître à l’aéroport Montréal-Trudeau. « Depuis la consolidation des vols passagers à YUL en 2004, le nombre de passagers a plus que doublé passant de 9 à 19 millions. Le nombre de destinations directes internationales a plus que triplé, passant de 30 à 90 », a-t-il souligné, précisant que, selon les prévisions, ce sont 35 millions de passagers qui transiteront par Montréal dès 2035.

« Cette croissance représente un défi de tous les jours », a avoué M. Rainville.

4,5 G$ à investir

L’achalandage croissant de la circulation à l’aéroport Montréal-Trudeau pousse l’organisation à investir massivement dans ses infrastructures. Deux projets majeurs sont prévus pour la prochaine décennie. Le projet coté Ville représente un investissement de 2,5 G$ sur une période de 5 à 7 ans. 

« Tout d’abord, le débarcadère est utilisé à capacité. La plus récente saison estivale nous l’a encore démontré! Notre plan nous permettra de tripler sa capacité actuelle. Ensuite, le stationnement étagé, face à l’aérogare sera démoli dès le début de 2020 et reconstruit. Ça tombe bien puisqu’on doit y inclure un projet qui change la donne : l’arrivée du REM à Montréal-Trudeau », a expliqué le conférencier ajoutant que le REM permettra aux Estriens de laisser leur voiture sur la Rive-Sud et ainsi éviter la congestion automobile de l’île de Montréal. 

La deuxième phase, le projet côté Air, nécessitera un investissement d’environ 2 G$ et prévoit la construction d’une nouvelle aérogare afin d’augmenter de façon importante la capacité d’accueil tant aux départs qu’aux arrivées et de compléter une offre commerciale renouvelée au bénéfice de tous les passagers.

Le président de la CCS, Claude Denis, voit ces investissements comme des opportunités pour les gens d’affaires de Sherbrooke. « Les entreprises d’ici pourront soumissionner pour ces chantiers majeurs », a-t-il souligné.