Le nombre de postes vacants explose

Le nombre de postes vacants en Estrie est en forte progression cet automne par rapport à la même période l’an dernier.

Lors du deuxième trimestre de 2017, on comptait 2095 emplois à pourvoir. Il en avait 4490 cette année, rapporte l’Institut de la statistique du Québec dans son étude de novembre 2018. Il s’agit d’une augmentation de 65 pour cent.

L’Estrie se situe au milieu du peloton dans le classement des régions du Québec à ce chapitre.  En 2017, la région figurait dans les régions où le besoin en main-d’œuvre est moins criant. 

116 440 postes à pourvoir

On comptait en moyenne 116 440 postes à pourvoir au Québec au cours du deuxième trimestre de cette année, une hausse de près de 40 pour cent comparativement à la même période en 2017, indique l’Institut de la statistique du Québec.

L’agence indique que le taux de postes vacants - le nombre de postes à pourvoir exprimé en pourcentage de la demande - a été de 3,2 pour cent au Québec durant cette période, ce qui est similaire au taux moyen du Canada, mais aussi à ceux de l’Ontario et de l’Alberta.

Par ailleurs, l’Institut note que près de la moitié des postes vacants se retrouvent dans les régions de Montréal et de la Montérégie.

Mais c’est dans la région de la Capitale-Nationale que le taux de postes vacants est le plus élevé (3,9 pour cent), et c’est aussi là qu’il a le plus augmenté au cours de la dernière année (de 1,7 point de pourcentage), note l’Institut.

Les postes à pourvoir au Québec se retrouvaient principalement dans les secteurs de la fabrication (16 630), du commerce de détail (14 605), des soins de santé et de l’assistance sociale (13 570), et des services d’hébergement et de restauration (12 820). Les professions les plus demandées: serveuses au comptoir, aides de cuisine et «personnel de soutien assimilé».

L’Institut note que depuis qu’il compile ces données, en 2015, c’est la première fois que le nombre de postes vacants dépasse la barre des 100 000 en moyenne au cours d’un trimestre. Ce nombre était demeuré relativement stable entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2017, oscillant entre 50 000 et 70 000 postes vacants, a estimé l’agence.