Sur la page Facebook de l’entreprise, le dernier statut indique que le restaurant est fermé pour rénovations. Dans les commentaires, le gestionnaire de communauté ajoute que « la date de réouverture n’est pas prévue pour le moment ».

Le Mikes de la rue King Ouest fermé

Les clients du restaurant Mikes de la rue King Ouest se butent à une porte verrouillée depuis quelques semaines. Si une affiche indique « fermé pour un temps indéterminé » à l’entrée, on peut lire sur la page Facebook de l’entreprise qu’elle est fermée définitivement. Un employé pense également que le commerce ne rouvrira pas.

De plus, sur le site de Mikes, l’onglet menant au restaurant de la rue King Ouest n’est plus en service. Il est cependant impossible de savoir si le restaurant rouvrira un jour : ni le propriétaire Michel Lauzon ni les représentants de la chaîne n’ont rappelé La Tribune. 

Sur la page Facebook de l’entreprise, le dernier statut indique que le restaurant est fermé pour rénovations. Dans les commentaires, le gestionnaire de communauté ajoute que « la date de réouverture n’est pas prévue pour le moment ».

« Je ne sais pas pourquoi c’est écrit ça. Je ne pense pas que ce soit vrai », mentionne un salarié qui voulait garder l’anonymat. 

Les employés n’auraient pas eu la confirmation que le restaurant est définitivement fermé. « Ça s’est fait de bouche à oreille, mentionne l’un d’entre eux. Le patron n’est jamais venu nous le dire. Certains se sont présentés au boulot [le lendemain de la fermeture], car ils ne savaient pas que c’était fermé. »

Quelques dizaines de personnes auraient donc perdu leur emploi.

Les salariés n’auraient pas eu de talon de paie depuis le début du mois de décembre. « Dans les dernières semaines, le patron disait qu’on allait recevoir nos talons de paie. On recevait des montants approximatifs, mais on ne connaît pas exactement le montant [qu’on devrait être payés] avec les jours fériés. On n’a pas pu vérifier », déplore l’employé. 

L’employé se dit peiné par la situation. « Je n’ai jamais vu ça. Je me demande qui va nous aider là-dedans. Je suis perdu », résume-t-il.

Du côté de Commerce Sherbrooke, on se dit sans information concernant ce restaurant. On déplore que les employés n’aient pas reçu tous les documents de cessation d’emploi. « Ces personnes pourront trouver du travail ailleurs, compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre dans le domaine », explique Charles-Olivier Mercier, directeur général de Commerce Sherbrooke.