Le maire de Sherbrooke Steve Lussier s'envolera cette semaine pour Paris, avec des élus de Drummondville, Shawinigan, Magog et Granby pour assister aux activités de recrutement Journées Québec.

Le maire Steve Lussier à Paris pour recruter

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier s’envolera cette semaine pour Paris, avec des élus de Drummondville, Shawinigan, Magog et Granby. L’objectif du voyage? Assister aux activités de recrutement Journées Québec, avec en tête une préoccupation partagée par plusieurs entreprises de la région : le manque d’employés spécialisés.

« Les villes participantes, on a tous la même préoccupation concernant l’emploi », confirme M. Lussier.

Divers secteurs d’emploi seront en vedette lors de cette édition du salon de recrutement, dont les technologies de l’information, l’industrie des jeux vidéo, la mécanique et le camionnage ou encore l’industrie aérospatiale.

La Ville de Sherbrooke participera aux Journées Québec en tant qu’observatrice.

De retour de l’UMQ

Le maire Lussier a par ailleurs participé à son premier congrès de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) la semaine dernière à Gatineau. Il y a notamment été question des différentes sources de revenus possibles pour les villes. « Aller chercher de nouveaux revenus et trouver de nouvelles méthodes pour ce faire, ça m’intéresse. C’est quelque chose qui m’inquiète beaucoup, de voir l’évolution des dettes de la ville, et de voir que les dépenses arrivent plus vite que les revenus », mentionne-t-il.

Parmi les solutions envisagées pour augmenter les revenus, il y a évidemment les contributions des autres paliers gouvernementaux. Le premier ministre Philippe Couillard était d’ailleurs de passage au congrès pour promettre aux maires de transférer un point de la taxe de vente du Québec (TVQ) aux municipalités advenant une réélection des libéraux.

« Il y aurait aussi d’autres avenues à explorer avec le gouvernement. Étant donné qu’on a du transport en commun, on regarde si on pourrait aller chercher un pourcentage de retour des taxes sur l’essence. Ça fait longtemps qu’on en parle, et il faut passer de la parole aux actes », ajoute M. Lussier.

Le maire a par ailleurs des rencontres de prévues en juin avec des entreprises qui l’ont approché à propos de projets qui pourraient permettre d’augmenter les revenus de la ville. « Je ne peux pas en dire trop pour le moment parce que ça reste embryonnaire, mais nous avons une bonne collaboration jusqu’à maintenant », dit-il.

« Il faut changer nos méthodes. Ce n’est pas normal en 2018 que nos revenus proviennent majoritairement des taxes des citoyens. Il faut imaginer Sherbrooke autrement. »