Ayant déjà compté plus de 300 employés, Acier Orford s’est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 6 août. Elle a déposé simultanément une proposition visant à stabiliser sa situation.

Le Groupe Dallaire soumet une offre pour sauver Aciers Orford

Actuellement en grave difficulté financière, la compagnie Acier Orford pourrait passer aux mains du Groupe Dallaire à court terme. Il appartiendra aux créanciers de l’entreprise, installée à Sherbrooke, de décider du sort de cette dernière.

Ayant déjà compté plus de 300 employés, Acier Orford s’est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 6 août. Elle a déposé simultanément une proposition visant à stabiliser sa situation.

Appartenant à la firme PricewaterhouseCoopers, le syndic Jean-Christophe Hamel révèle que le Groupe Dallaire deviendrait actionnaire majoritaire de la compagnie sherbrookoise dans le cadre d’une réorganisation de l’actionnariat. Il précise qu’il ne s’agit pas d’une vente à proprement parler, considérant le contexte.

Le total des dettes accumulées par Acier Orford se chiffre à quelque 35 millions $. Près du tiers de cette somme est due à Groupe Dallaire, une entreprise de la région de Québec qui œuvre dans le secteur de la construction.

La situation observée serait notamment attribuable à des contrats qui auraient été réalisés à perte par Acier Orford pendant les dernières années. De plus, « certaines lacunes comptables » auraient été constatées.

Plan « viable »

Jean-Christophe Hamel ne veut pas s’étendre sur les problèmes survenus au sein de l’entreprise sherbrookoise, qui fabrique de l’acier d’armature et du treillis métallique. Il affirme toutefois que le plan élaboré pour la sauver est « viable ».

Les créanciers de la compagnie auront l’occasion de se prononcer sur la proposition déposée le 6 août dernier lors d’une assemblée prévue mardi prochain à l’Hôtel Delta.

L’entreprise manufacturière a vu le jour au début des années 1990. Elle a longtemps été dirigée par René et Manon Marquis, puis la fille de ceux-ci, Catherine, s’est ajoutée il y a une dizaine d’années. Entre autres, la compagnie a fourni des matériaux lors de la construction du complexe hospitalier de Baie-Saint-Paul, de l’amphithéâtre de Québec ainsi que de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

La Tribune a tenté de discuter de la situation avec un des dirigeants d’Acier Orford. Il n’a cependant pas été possible d’en joindre un vendredi après-midi.