La centrale de répartition reçoit de 2200 à 2400 appels par jour pour des courses en taxi.

Le centre de répartition de Taxis Sherbrooke pourrait fermer

Les chauffeurs de taxi de Taxis Sherbrooke ont décidé de sous-traiter leur centre de répartition téléphonique. Une dizaine de personnes pourraient ainsi perdre leur emploi si la centrale de répartition devait fermer ses portes.

Selon différentes sources syndicales, les chauffeurs seraient en pourparlers avec une entreprise ontarienne. La décision aurait été prise mercredi alors que les 84 chauffeurs de taxi, propriétaires de l’entreprise, se sont réunis pour une assemblée à laquelle ont participé une cinquantaine de chauffeurs.

La convention collective de la dizaine de répartiteurs est arrivée à échéance en juillet. « C’est une tactique pour faire tomber le syndicat, pour nous faire accepter n’importe quoi », lancent en entrevue deux employés interrogés par La Tribune.

« Les employés de la centrale de répartition travaillent au salaire minimum en entrant, et les échelons ne grimpent presque pas ensuite. Comment voulez-vous que ce soit économique de sous-traiter dans ces conditions? Comment la sous-traitance peut-elle offrir un prix plus bas que le salaire minimum? » s’insurge un des employés.

La centrale de répartition reçoit de 2200 à 2400 appels par jour, chiffre qui peut grimper à 3500 si l’on compte l’ensemble des coups de fil incluant les rappels, les demandes d’information, les appels raccrochés, etc.

Les clients de Taxis Sehrbrooke seront les plus grands perdants si la sous-traitance a bel et bien lieu, assurent les employés.

« Vous n’avez pas idée du nombre de problèmes que les répartiteurs règlent dans une journée. Du nombre de fois où un client dit au répartiteur "je suis ici, tsé, dans telle bâtisse au coin de telle rue". Et quand c’est le rush de l’heure de la fermeture des bars, la connaissance du territoire par les répartiteurs aide vraiment les chauffeurs à être efficaces », image l’un des employés.

Les taxis qui sont utilisés comme transport adapté et comme véhicule de transport scolaire se retrouveront aussi dans la même situation. « Quand il y aura un pépin à la dernière minute, les usagers se retrouveront au bout du fil avec une personne qui n’a aucune connaissance du territoire », ajoute une autre personne.

La direction de Taxis Sherbrooke n’a pas retourné les appels de La Tribune.