La Toyota Mirai était présentée aux Sherbrookois dans le cadre du Salon de l’auto.

La voiture à hydrogène présentée aux Sherbrookois

Serait-ce déjà la fin de la mode des véhicules électriques? Toyota a présenté au Salon de l’auto de Sherbrooke la Mirai, une voiture à l’hydrogène. Essentiellement, le véhicule transforme l’hydrogène en électricité, ce qui n’entraîne aucune pollution.

Le président de Sherbrooke Toyota, Michel Rousseau, explique le point de vue de l’entreprise japonaise. 

« Toyota pense que la vision de l’avenir sera la voiture à l’hydrogène. Il n’y a pas de révolution au niveau des batteries et celles-ci durent environ 10 ans. Si l’on paie une voiture 100 000 $, dans 10 ans, elle ne vaut plus rien », affirme-t-il, citant en exemple les voitures Tesla qui ont une batterie faisant la longueur de la voiture.

De plus, la voiture à l’hydrogène est moins polluante qu’une voiture électrique, toujours selon M. Rousseau. « Il y a un impact à faire de l’électricité. Lorsqu’on regarde dans les autres pays qui produisent leur électricité avec du charbon ou du nucléaire, ça laisse une empreinte écologique. L’hydrogène est fait avec de l’eau. Une fois la combustion terminée, c’est de la vapeur d’eau qui sort », analyse-t-il.

Utiliser un véhicule de la sorte serait avantageux pour les Québécois. « Le Québec est probablement l’un des plus gros producteurs d’hydrogène au monde, ajoute M. Rousseau. Comme on a notre électricité et qu’on a de l’eau à profusion, je pense que ce serait économiquement très avantageux pour le Québec. »

Si ce système devient populaire, plusieurs changements sont à prévoir. « C’est évident qu’il y aura une révolution du côté du réseau de distribution. Selon moi, les stations d’essence sur les routes pourront offrir de l’hydrogène. Aussi, peut-être que des stations mobiles seraient disponibles, donc éventuellement, les gens auraient une station où l’on branche l’eau d’un côté, l’électricité de l’autre et l’on produit notre propre hydrogène », prévoit M. Rousseau.

La Toyota Mirai peut faire la même distance qu’un véhicule à essence, c’est-à-dire environ 500 km. Pour l’instant, le véhicule est seulement vendu en Californie et au Japon. Elle se vend actuellement au coût de 53 000 $ américains.

Un beau bilan

Chargée de projet chez Sept-24, Sarah-Ève Labrecque, qui a organisé l’événement, est heureuse du succès qu’a eu le Salon de l’auto. « Malgré les conditions météorologiques, nous avons atteint notre objectif. Si Dame nature avait été plus clémente, on aurait probablement battu un record d’achalandage », affirme-t-elle.

L’événement devrait être de retour l’an prochain.