La valeur des maisons en hausse de 37 %

Même si la performance est assez importante, la valeur des maisons dans la région a progressé moins rapidement qu'ailleurs au Québec au cours des dix dernières années.
C'est ce que confirme une étude réalisée par la firme montréalaise JLR sur le prix des résidences unifamiliales dans la province. Le prix médian des résidences de ce type a bondi de 53 pour cent de 2006 à 2016.
Pendant cette période, les maisons ont vu leur valeur monter de 37 pour cent à Sherbrooke. La valeur médiane des résidences se situe à 194 500 $.
À Magog, cette valeur atteint les 217 000 $, une hausse de 44 pour cent, souligne Joanie Fontaine, économiste chez JLR.
« On connaît la valeur des maisons près de l'eau qui font monter les prix. Il y a l'attrait des lacs pour les chalets chics au Québec », analyse-t-elle.
« C'est donc évidemment plus cher à Magog qu'à Sherbrooke. »
Mais la hausse des prix d'une région comme Magog et Orford s'essouffle avec le temps, ajoute Mme Fontaine.
« Il semble se passer la même chose dans la région de Magog qu'à Tremblant, par exemple, où on enregistre la plus faible hausse au Québec au cours des dix dernières années, avec 16 pour cent », dit-elle.
« Une hausse des prix des résidences ne peut être soutenue à 10 pour cent pendant 20 ans. Un jour, ça ralentit forcément. »
Joanie Fontaine mentionne que la performance à Sherbrooke a été quand même bonne. C'est surtout que la métropole estrienne est en compétition avec d'autres grands centres de la province qui ont connu des hausses fulgurantes au cours de la décennie.
« Des grandes villes comme Montréal ont vu leurs valeurs immobilières grandir notamment dans les banlieues », précise-t-elle.
De plus, des villes minières comme Rouyn-Noranda (+136 %) et Val-d'Or (+120 %) ont connu des booms importants au cours des dix dernières années. Ça a fait grimper le prix des maisons. Ces villes tirent les prix des maisons au Québec vers le haut. »