D’ici la fin de l’été, le prix d’une propriété récréative au Canada devrait augmenter de 5,8 pour cent sur 12 mois pour atteindre 467 764 $, selon un sondage de Royal LePage.

La valeur des chalets bondit en Estrie

D’ici la fin de l’été, le prix d’une propriété récréative au Canada devrait augmenter de 5,8 pour cent sur 12 mois pour atteindre 467 764 $, selon un sondage de Royal LePage. Pour le Québec, la hausse prévue est de 2,8 pour cent pour atteindre 290 271 $ et en Estrie la hausse prévue est de 0,9 pour cent pour atteindre 320 000 $ pour les propriétés non riveraines et de 1,1 pour cent pour atteindre 557 000 $ pour les propriétés au bord du lac Memphrémagog.

« Tandis que la valeur des propriétés et les ventes sur les marchés urbains les plus importants du Canada se sont adoucies, la demande de propriétés récréatives reste forte dans la plupart des régions. La recherche de la parfaite escapade estivale se poursuit, inlassablement », note Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage, soulignant que les acheteurs d’un bout à l’autre du pays affluent vers les lacs et rivières, littoraux et flancs de montagne à la recherche d’une résidence secondaire pour y passer leur retraite ou y élever leurs enfants.

La hausse des prix de propriétés récréatives est prévue dans quatre des sept régions canadiennes analysées. Les provinces de l’Ontario et de l’Alberta sont les championnes avec des augmentations de 10,4 pour cent et 8,9 pour cent sur 12 mois pour atteindre 535 885 $ et 770 100 $, respectivement. Entre temps, affichant un prix de l’agrégat prévu de 290 271 $, le marché des propriétés récréatives au Québec devrait connaître une croissance saine étant donné que l’économie robuste et diversifiée de la province incite de nombreux acheteurs à quitter les grands centres urbains pour aller s’installer dans des régions récréatives plus rurales.

Un marché qui bouge

« Nous croyons fermement en l’avenir du marché québécois des propriétés récréatives, a ajouté Phil Soper. En raison d’une économie en plein essor qui offre davantage de revenus disponibles aux familles, nous nous attendons à ce que les régions telles que Mont-Tremblant profitent d’importants volumes de ventes de chalets et une appréciation de la valeur des propriétés. »

Seules trois régions devraient connaître une dépréciation de la valeur des propriétés récréatives, selon les prévisions, soit le Canada atlantique (228 754 $) et la Colombie-Britannique (531 333 $) qui verront leurs prix baisser de 7,5 pour cent et 2,8 pour cent, respectivement, tandis que le Manitoba (230 833 $) restera essentiellement au même niveau avec une baisse de 0,9 pour cent pour la même période.

La baisse en Colombie-Britannique est expliquée par le nouvel impôt sur la spéculation qui concerne les résidences secondaires qui devrait encourager les Albertains, qui figurent parmi les cohortes les plus importantes d’acheteurs de propriétés récréatives dans la région, à modifier leur recherche pour aller dénicher une résidence secondaire ailleurs.