Le nouveau bâtiment de l’Institut quantique doit être prêt en août 2021.
Le nouveau bâtiment de l’Institut quantique doit être prêt en août 2021.

La sphère quantique prend de l’essor à Sherbrooke

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Trois entreprises œuvrant dans le domaine quantique obtiennent un financement du ministère de l’Économie et de l’Innovation. Qubic, Nord Quantique et SB Quantum ont obtenu une réponse favorable du MEI dans le cadre d’un appel de projets d’innovations technologiques quantiques.

Le financement aidera principalement Qubic (75 000 $) et Nord Quantique (75 000 $) à leur démarrage, tandis qu’il permettra à SB Quantum (150 000 $) d’explorer davantage les possibilités de son magnétomètre quantique. 

Les trois entreprises sont incubées à l’ACET, l’Accélérateur de créations d’entreprises technologiques de Sherbrooke, qui les accompagne dans leur cheminement.

Par ailleurs, les travaux de l’Institut quantique (IQ) de l’Université de Sherbrooke, lancés en juin dernier, avancent rondement sur le campus principal de l’institution, selon le directeur exécutif de l’IQ, Christian Sarra-Bournet. 

L’IQ réunit des scientifiques spécialistes en matériaux quantiques, en information quantique et en ingénierie quantique. 

Les murs du nouveau bâtiment, sis presque en bordure du boulevard de l’UdeS, adjacent à la faculté des sciences, doivent être fermés en décembre. Les nouveaux locaux doivent être livrés en août 2021. 

Au terme de ce chantier, environ 200 employés seront réunis sous le même toit. 

« On a des chercheurs un peu partout, on ne peut pas rassembler tout le monde. Le bâtiment est vraiment un lieu de rencontres et d’interactions », précise M. Sarra-Bournet. 

Incluant les équipements, le projet est évalué à 10 M$.

« Si on regarde un peu partout sur la planète, l’enjeu n’est pas nécessairement toujours le financement, mais d’avoir accès au talent. 

À Sherbrooke, on est une pépinière de talents et on était principalement un exportateur de talents. On s’est vraiment donné comme mission en 2016, avec l’IQ, de renverser cette tendance-là et de s’assurer que le talent reste à Sherbrooke, en Estrie et au Québec, et que la création de richesses se produise ici. »

Aux yeux de M. Bournet, le fait que ces trois starts -ups soient restées ici est lié à l’expertise que l’on peut y trouver. Leur implantation permet de créer, du même coup, des opportunités d’emplois.

La Ville de Sherbrooke a fait une demande au MEI visant à devenir une zone d’innovation en science quantique, une spécialité de l’UdeS.

Les zones d’innovation visent à établir des marques de commerce spécifiques pour positionner les régions avantageusement dans leur stratégie de prospection pour des investissements étrangers. Le plan d’affaires déposé au gouvernement du Québec est signé par plusieurs partenaires de la Ville, ente autres l’UdeS, le Cégep de Sherbrooke et Sherbrooke Innopole. Ces derniers attendent toujours des nouvelles de Québec.