Marie-Ève Lejour, propriétaire de la Savonnerie des diligences, dont le siège social est situé à Austin.

La Savonnerie des diligences grandit

Les produits naturels ont la cote, par les temps qui courent, et la Savonnerie des diligences en profite pleinement. Non seulement l’entreprise a-t-elle aménagé à l’intérieur de nouveaux locaux plus spacieux en 2017, elle est par surcroît en voie d’acquérir une usine, à Bolton-Est, afin d’accroître sa production.

La demande pour les savons de la Savonnerie des diligences est forte. La PME a produit 300 000 savons l’an dernier et sa propriétaire, Marie-Ève Lejour, laisse entendre que la barre des 450 000 pourrait être atteinte en 2019.

« Dans le domaine des produits écologiques et du zéro déchet, il y a un fort essor en ce moment dans le marché. Notre production en 2018 a été assez bonne, mais on a quand même fini par manquer de stock un peu trop vite pendant le temps des Fêtes », indique Mme Lejour.

Pour augmenter la production de son entreprise, le propriétaire de la Savonnerie des diligences a commencé à louer des locaux dans une usine située à Bolton-Est l’hiver dernier. Une dizaine d’emplois ont été créés grâce à la mise en place d’une nouvelle ligne de production à cet endroit.

« Je vais acheter cette usine-là dans les prochaines semaines. Cette acquisition nous permettra de faire monter notre production à 600 000 savons ou plus par année. Ça nous aidera à répondre à la demande », souligne Marie-Ève Lejour.

Une trentaine de personnes travaillent au sein de la PME, dont les produits sont vendus dans 200 boutiques au Québec. Le siège social de la savonnerie, qui héberge notamment une boutique et un café, est situé à Austin.

La recherche de l’équilibre

Marie-Ève Lejour parle avec enthousiasme de sa PME, fondée en compagnie de son ex-conjoint Sébastien Boismenu il y a une quinzaine d’années. Elle admet avoir travaillé très fort, durant les dernières années, mais affirme avoir trouvé une forme d’équilibre au travail récemment.

« Mon entreprise est plus grosse que je ne l’avais pensé au départ. Par contre, elle est également plus belle qu’imaginée à l’origine. Depuis qu’on est rendu à 30 employés, j’ai l’impression d’avoir rejoint l’équilibre désiré. »

Souhaitant garder le meilleur contrôle possible sur le développement de sa PME, Mme Lejour espère pérenniser les activités de cette dernière. « Je veux qu’elle continue à exister à très long terme », lance-t-elle, en notant que son garçon Marc-Aurèle a commencé à servir la clientèle au café de la savonnerie.

En attendant de passer le flambeau un jour, Marie-Ève Lejour se concentre par ailleurs sur le bien-être de son personnel. « Je veux gérer de façon innovante. J’ai le goût que mes employés puissent vivre une expérience enrichissante et humaine », confie-t-elle.