La Ressourcerie des frontières déménagera son magasin du centre-ville de Magog aux Galeries Orford.

La Ressourcerie quitte le centre-ville de Magog

La Ressourcerie des frontières procédera au déménagement de son magasin situé au centre-ville de Magog. À compter d’avril prochain, ce commerce prendra place à l’intérieur des Galeries Orford, plus précisément au sous-sol du centre commercial.

L’espace de vente dont disposera la Ressourcerie des frontières aux Galeries Orford sera tout à fait comparable à celui qu’occupe l’entreprise au centre-ville de Magog. Dans les deux cas, la superficie est d’environ 900 mètres carrés.

«Comme le bail venait à échéance sur la rue Principale, nous avons réévalué nos options et avons choisi de déménager. Nous offrirons aux consommateurs un beau grand local facile d’accès, ce qui sera pratique pour le transport d’articles comme les meubles et électroménagers», note Denis Brassard, président de l’entreprise d’économie sociale, en rappelant que le centre commercial a un vaste stationnement.

Le type de clientèle fréquentant le centre-ville et le centre commercial a également été évalué avant la décision finale de la Ressourcerie des frontières. «Les Galeries Orford ont une clientèle plus locale, ce qui est avantageux pour nous. Au centre-ville, c’est plus touristique», remarque M. Brassard.

Le président de la Ressourcerie des frontières assure par ailleurs que la décision de déménager le commerce n’est pas liée à des difficultés financières. «Notre créneau d’activité est en plein essor. Notre magasin de Magog fonctionne bien, vous savez, et il est même en progression.»

En 2019, le chiffre d’affaires du magasin de la Ressourcerie à Magog a atteint 210 000 $ alors que celui du commerce que possède l’organisme à Coaticook a dépassé les 370 000 $. «On est conscient du potentiel de Magog et on aimerait que notre point de vente dans cette ville surpasse l’autre», révèle Denis Brassard.

La Ressourcerie des frontières s’efforce de donner une seconde vie aux gros rebuts dont les résidents des MRC de Memphrémagog et Coaticook souhaitent se débarrasser. À noter cependant que les citoyens de Magog ne sont pas desservis par l’entreprise en ce qui concerne le ramassage de ce type de matière résiduelle.

«On est en discussion avec Magog à un stade préliminaire. On se sent à l’aise pour aller vers des projets d’avenir. Par contre, dans ce cas-là, il faudra s’assurer qu’on est capable de faire face à une hausse significative des objets qu’on reçoit», admet M. Brassard.

Rappelons que, il y a quelques années, la Ville de Magog mijotait un projet relativement important avec la Ressourcerie des frontières. Mais ce dernier est finalement tombé à l’eau.

La ressourcerie s’est vue confier 800 tonnes d’objets de toutes sortes l’an dernier. La vaste majorité d’entre eux ont été revendus ou recyclés et moins de 10 pour cent des matières obtenues ont pris le chemin du site d’enfouissement.