La Résidence Brooks du centre-ville de Sherbrooke voit sa certification renouvelée. Sur la photo, Nathalie Léonard, directrice adjointe à la qualité et à la sécurité des soins du CIUSSS de l’Estrie CHUS et Sylvie Quenneville, directrice adjointe du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées du CIUSSS de l’Estrie CHUS.

La Résidence Brooks peut aller de l’avant

Engagée depuis plusieurs mois dans un processus rigoureux pour corriger d’importantes lacunes, la Résidence Brooks du centre-ville de Sherbrooke voit sa certification renouvelée, en théorie pour les quatre prochaines années.

Engagée depuis plusieurs mois dans un processus rigoureux pour corriger d’importantes lacunes, la Résidence Brooks du centre-ville de Sherbrooke voit sa certification renouvelée, en théorie pour les quatre prochaines années.

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Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a annoncé cette décision, mercredi, six mois après que le Protecteur du citoyen a déposé un rapport accablant sur la résidence privée pour aînés, où il pointait entre autres des manquements à la salubrité et à la sécurité des lieux.

« Nous avons constaté une amélioration satisfaisante de la situation, entre avril 2017 et janvier 2018, ce qui justifie de maintenir la certification », a expliqué Nathalie Léonard, directrice adjointe à la qualité et à la sécurité des soins et des services au CIUSSS de l’Estrie.

« Toutes les équipes des différentes directions concernées s’engagent à soutenir cette RPA avec rigueur et humanisme, mais en ne faisant aucun compromis sur la qualité et la sécurité des services aux résidents », a ajouté sa collègue Sylvie Quenneville, directrice adjointe du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées.

La Régie du bâtiment du Québec, la Division prévention au Service de protection contre les incendies de Sherbrooke et le volet Hygiène et salubrité de la Ville de Sherbrooke ont eu leur mot à dire avant d’en arriver à cette décision du CIUSSS de l’Estrie, qui a été communiquée au Protecteur du citoyen mardi.

« Il ne s’agit pas d’une décision prise à la légère, insiste Mme Léonard. Un processus rigoureux et documenté a été mis en place afin de prendre la meilleure décision dans l’intérêt des résidents qui y sont hébergés. »

La Résidence Brooks compte 45 unités locatives au centre-ville de Sherbrooke. Trente-cinq personnes y sont actuellement hébergées alors que huit ont été relocalisés depuis le mois d’août dans des milieux convenant mieux à leur état.

Le Protecteur du citoyen était intervenu à la suite de signalements pour une situation qui était déjà connue des autorités du CIUSSS de l’Estrie, a-t-on précisé mercredi.

12 recommandations

Outre la salubrité et la sécurité des lieux, son rapport de 20 pages identifiait une problématique de punaises de lit, des lacunes dans la formation du personnel et des pratiques d’administration des avoirs des résidents inadéquates.

Ses recommandations, au nombre de 12, exigeaient entre autres des exploitants de la résidence un plan avec échéancier pour la sécurisation de l’édifice, un programme d’entretien approprié, une procédure d’identification des résidents en perte d’autonomie modérée à grave et une procédure de signalement, ainsi que de la part du CIUSSS de l’Estrie-CHUS une évaluation de l’environnement physique et un suivi étroit des résidents et de l’évolution de la situation en matière d’hygiène, de salubrité et de sécurité.

Depuis la mi-juillet, le CIUSSS de l’Estrie a multiplié les rencontres et les visites d’évaluation de conformité avec en main le plan d’action d’une trentaine de moyens identifiés par les exploitants pour répondre aux recommandations du Protecteur du citoyen, résume Mme Léonard.

« Trois rencontres du groupe de travail sont également planifiées d’ici juin 2018 pour s’assurer que la situation reste sous contrôle », ajoute-t-elle.

« Des correctifs doivent encore être apportés, mais les exploitants collaborent très bien et ont démontré depuis quelques mois leur capacité à mettre en œuvre les recommandations et les normes exigées », précise Mme Quenneville, en soulignant que la dégradation de la Résidence Brooks s’expliquait sans doute par une méconnaissance des règlements qui régissent les exploitants et par une mauvaise communication entre eux et les directions concernées du CIUSSS.

« Les équipes de soin ont rencontré les bénéficiaires. On comprend que c’est leur chez eux. Ils ont choisi d’y vivre et ça leur convient », conclut Mme Quenneville. « On est face à un exploitant qui veut vraiment desservir cette clientèle-là et qui veut s’améliorer. »