La page est tournée pour les répartiteurs de taxi

La page est tournée pour la répartition des taxis à Sherbrooke. Après une rencontre avec leur employeur jeudi, les huit répartiteurs syndiqués de Taxis de Sherbrooke ont convenu de primes de séparation supérieures à celles prévues par la loi variant entre deux et douze semaines selon les années de service.

Rappelons que les propriétaires de Taxis de Sherbrooke ont décidé, le 11 octobre dernier, de transférer le service de répartition dans la région de Gatineau. Le transfert s'est effectué dès le dimanche suivant, sans offrir aucun préavis aux huit travailleurs du centre de répartition. Ces derniers avaient été avisés par téléphone que leur emploi venait de prendre fin.

« Lors de la rencontre avec l'employeur, nous avons exploré différentes avenues. Nous avons même proposé que la centrale de répartition reprenne sous la forme d'une coopérative de travailleurs-actionnaires, mais la volonté n'était pas vraiment là. Vous comprenez que le lien de confiance avec l'employeur est durement touché après une situation comme ça. Nous avons donc décidé de négocier des primes de fin d'emploi », soutient Denis Vigneault, représentant syndical de la Centrale des syndicats démocratiques.

Des démarches seront entreprises, notamment grâce à Emploi Québec, pour aider les salariés à se relocaliser rapidement. « Le taux de chômage est bas en Estrie; on est confiants que nos travailleurs pourront retrouver rapidement des emplois d'au moins aussi bonne qualité », souhaite Denis Vigneault.

L'entente de principe doit encore être entérinée par l'ensemble des actionnaires de Taxis de Sherbrooke lors d'une assemblée générale qui se tiendra en début de semaine.