Avec deux amis «lutteurs» et masqués, Maxime Vallières et Rémy Lemelin (à droite) expliquent les détails de leur jeu de société, Lucha Pioneros.

La lutte transposée en jeu de société

Maxime Vallières et Remy Lemelin viennent du monde du jeu vidéo. Ça ne les empêche pas d’aimer les jeux de société au point d’en inventer un sur la lutte, car ils sont des amateurs de ce sport-spectacle depuis longtemps.

Mais ce n’est pas n’importe quel style de lutte, car ils ont choisi la «Lucha libre» apparue au début du 20e siècle au Mexique.

Le jeu qui porte le nom Lucha Pioneros est davantage orienté sur le travail du promoteur des combats de lutte que sur les combats eux-mêmes. Ce sera d’abord la stratégie pour embaucher des lutteurs de talents et pour réunir des familles de lutteurs, car c’est ainsi que fonctionne la Lucha Libre au Mexique.

L’idée a germé il y a trois ans. Au cours des deux dernières années, les rencontres ont été plus fréquentes pour travailler sur les fonctionnalités et le design du produit à mettre en marché. Ils voulaient un jeu original basé sur la stratégie.

Trois artistes en 2D de la région de Québec se sont joints aux deux concepteurs pour peaufiner les images des cartes et des autres objets. 

Le jeu pourrait faire son apparition sur le site de sociofinancement Kickstarter cet automne pour amasser des fonds pour finaliser la commercialisation du jeu.

Des cartes

Il n’y a pas de planche de jeu comme au Monopoly par exemple, mais de nombreuses cartes à accumuler et à échanger. Parmi elles, on pourra trouver des champions. Ce seront des cartes de combattants regroupées par style de combat. 

Une autre pile de cartes sert à initier un combat contre les lutteurs d’un joueur voisin qui doit aligner des combattants ayant le même statut. Certaines cartes de combat sont des cartes dites de pionnier, car le joueur lance un combat quatre contre quatre ou cinq contre cinq. À la première carte du genre, il invente le combat, à la deuxième il est popularisé et si joueur gagne, ses points seront plus élevés. 

Mais le combat se déroule avec six dés et les adversaires doivent récupérer trois comptes de trois pour la victoire, à l’image du compte 1, 2 et 3 que clament les arbitres quand un vrai lutteur a les deux épaules rivées au tapis.

Et il y a des masques, car bien des lutteurs sont masqués. Enlever le masque d’un combattant donne des points additionnels. 

«Au cours de l’ascension du promoteur, les aspirants deviendront luchadores. Les champions seront couronnés de ceintures et les familles deviendront des dynasties. La promotion ayant le plus de Masques de Gloire en fin de partie sera déclarée gagnante», explique Rémy Lemelin.

Les joueurs

Les parties se jouent de deux à cinq joueurs pendant 45 minutes environ. Chaque joueur a en main huit cartes luchadores en tout temps. Chaque luchador a un statut et fait partie d’une famille. Il est possible de collectionner les quatre membres, pour ainsi obtenir des Masques de Gloire en fin de partie.

Lors de la démonstration avec des amis des deux concepteurs, il est facile de comprendre les règles en jouant avec ceux qui les connaissent, car il faut un peu de temps pour apprendre la mécanique de la partie. Le jeu est amusant. Il demande un bon sens de l’observation pour se souvenir des cartes jouées, notamment pour réunir une famille de lutteur. Et un peu de chance avec les dés pour gagner les combats.

On peut en apprendre plus sur la page Facebook du jeu, où seront données les détails pour la campagne de financement et le moment de la commercialisation. C’est aussi sur cette page que l’on peut savoir à quels endroits les concepteurs proposent des démonstrations de cette nouveauté.