La Ferme St-Élie, bien connue pour son autocueillette des fraises sur le chemin Dion, a été mise en vente.

La Ferme St-Élie mise en vente

Un commerce maraîcher de longue date se retrouve sur le marché immobilier à Sherbrooke. La Ferme St-Élie, bien connue pour l’autocueillette des fraises, est à vendre.

Les propriétaires, Yvon Lessard et Sylvie Gervais, ont décidé de tourner la page après 29 ans à la tête de l’exploitation agricole, mais le commerce ne cessera pas ses activités. « Nous avons tous les deux 63 ans. C’est assez », lance M. Lessard, depuis la Floride où le couple passe une partie de l’hiver depuis quelques années. « On peut faire facilement 1800 heures durant l’été. »

« Nous sommes à vendre depuis quatre ans, mais nous avons décidé de la mettre dans les mains d’un agent immobilier. »

D’une superficie de 10,7 hectares de terre cultivée, l’exploitation a une capacité d’accueil pouvant aller jusqu’à 500 personnes par jour en période de pointe tant pour l’autocueillette que pour l’achat en kiosque.

La culture comprend notamment la framboise, le maïs et l’ail, énumère M. Lessard. La ferme située non loin de l’intersection du chemin Dion et de la route 222 vient aussi avec les certifications pour fournir des détaillants en alimentation. Il y a sur place environ 200 000 plants de fraises, des variétés d’été et d’automne.

Le ou les acheteurs pourront compter sur le soutien des propriétaires actuels, dit-il. « Nous offrons deux ans de support pour les aider, assure Yvon Lessard. Nous avons eu une offre il y a trois ans, mais ça n’a pas fonctionné avec le possible acquéreur. »

« C’est rendu de plus en plus facile comme exploitation. On contrôle l’arrosage. Comme c’est situé sur une butte, ça devient sec rapidement. On utilise aussi le plastique pour prévenir les mauvaises herbes. »

Yvon Lessard et Sylvie Gervais ne vendent pas pour des raisons de pénurie de main-d’œuvre. Ils font appel à des travailleurs guatémaltèques et mexicains, en plus d’embaucher des étudiants l’été.

Le couple évalue que l’ouverture prochaine du nouveau Costco sur le plateau Saint-Joseph fera augmenter le trafic de 20 pour cent sur le chemin Dion, ce qui fera croître la visibilité du commerce.

M. Lessard ne tient pas à donner le prix de vente, mais il se contente de dire que sa ferme est « très rentable ».

L’exploitation du commerce n’a pas toujours été un fleuve tranquille. La date du 23 mai 1998 est demeurée bien présente dans la mémoire de l’homme d’affaires. Cette journée-là, la Ferme St-Élie était le théâtre d’un incendie.

« Trois semaines après le feu, l’entrepôt était reconstruit, se souvient-il. Nous étions plus jeunes… »

« Nous avons fait après d’autres constructions et acheté de l’équipement. Il y en a eu pour 400 000 $. »