Les tarifs d’Hydro-Sherbrooke grimperont de 0,3 % à partir du 1er avril.

La facture d’Hydro-Sherbrooke grimpera de 0,3%

Les tarifs d’Hydro-Sherbrooke grimperont de 0,3 % à partir du 1er avril. Comme par les années passées, les élus sherbrookois ont entériné les nouveaux tarifs en séance extraordinaire, mercredi, pour suivre les modifications accordées à Hydro-Québec par la Régie de l’énergie.

« Pour une petite maison ou une maison moyenne, c’est une augmentation d’environ 1,50 $ par mois pour le contribuable », explique Christian Laprise, directeur général d’Hydro-Sherbrooke.

Pourquoi suivre les augmentations consenties à Hydro-Québec au début du mois de mars? « La principale raison, c’est que le territoire de la Ville de Sherbrooke est mélangé entre Hydro-Québec et Hydro-Sherbrooke. On traite les citoyens d’une façon uniforme en suivant les tarifs d’Hydro-Québec. Il faut comprendre qu’on ne peut pas être plus cher qu’Hydro-Québec. On suit les tarifs. Légalement, on pourrait être moins cher, mais ce n’est pas une approche qu’on prend, parce que les citoyens seraient divisés dans la tarification. Nous uniformisons pour suivre les mêmes tarifs. »

Christian Laprise

Cette modification devrait engendrer des revenus supplémentaires d’environ 140 000 $ pour Hydro-Sherbrooke.

Au début mars, on apprenait que les tarifs d’Hydro-Québec seraient majorés de 0,3 % alors que la société d’État réclamait une augmentation de 1,1 %. Cette demande s’expliquait par l’augmentation des coûts d’achat d’électricité, l’impact de la mise en service des équipements de transport à haute tension et par l’augmentation de certains coûts de distribution. On citait alors la maîtrise de la végétation autour des lignes électriques.

Hydro-Québec évaluait que la hausse de ses tarifs de 0,3 % entraînerait une dépense supplémentaire de 0,47 $ pour un logement et 2,95 $ pour une grande maison.

La hausse imposée l’an dernier s’élevait à 0,7 %.

Pas d’inquiétudes liées à l’arrivée de Bitfarms

L’émergence des mines de cryptomonnaie a soulevé des inquiétudes, dans les dernières semaines, à Hydro-Québec, qui voulait établir des lignes directrices pour la guider dans le choix de ses projets.

La MRC de Brome-Missisquoi, elle, a décrété un moratoire sur cette industrie pour encadrer son implantation. 

À la Ville de Sherbrooke, l’arrivée de Bitfarms, une entreprise spécialisée dans les chaînes de blocs, ne suscite aucune inquiétude en matière de tarifs ou de consommation d’électricité. Le directeur général d’Hydro-Sherbrooke, Christian Laprise, estime qu’une augmentation de tarif liée à la présence d’une telle entreprise est impossible.

« Pour ce qui est d’Hydro-Québec et d’ailleurs au Québec, c’est un peu différent de notre situation. Nous avons travaillé à faire du délestage. Ce qu’ils utilisent, ce n’est pas de la puissance supplémentaire, mais nos surplus d’électricité. À l’échelle sherbrookoise, c’est certain qu’il n’y aura pas d’impact sur le tarif, mais ça peut avoir un impact positif sur la contribution d’Hydro-Sherbrooke aux finances de la Ville », résume M. Laprise.

« On n’augmentera pas de beaucoup la pointe parce que nous effectuerons du délestage », ajoute-t-il. En d’autres termes, dans les périodes de forte consommation d’électricité pour l’ensemble de la Ville, Bitfarms réduira sa propre consommation pour diminuer la pression sur le réseau.

Hydro-Sherbrooke pourra récupérer 95 % de la charge promise à Bitfarms, jusqu’à un maximum de 400 heures par année, et de manière consécutive si nécessaire.

« Nous avons assez de possibilités de délestage pour éliminer les pointes de délestage annuelles. Il peut y avoir des projets qui consommeront beaucoup d’électricité dans les prochaines années qui ne seront pas en lien avec la cryptomonnaie, mais si on se fie à une croissance standard, nous visons à pouvoir fournir la quantité d’électricité nécessaire sur l’ensemble du territoire pour 20 ans avec le nouveau poste de distribution. »

Christian Laprise rappelle que les tarifs d’Hydro-Sherbrooke ne peuvent pas dépasser ceux d’Hydro-Québec. « Les Sherbrookois n’auront pas des tarifs plus chers qu’ailleurs. »