Sans le Marché Morin, les citoyens de Waterville se retrouvent sans épicerie dans leur municipalité.

La dernière épicerie de Waterville ferme ses portes

Une feuille blanche sur laquelle étaient inscrits les mots « Fermé, merci », était visible, lundi après-midi, sur la porte du Marché Morin de Waterville. La consternation était palpable dans tout le village.
Le va-et-vient était tout de même continu dans le stationnement du commerce, lundi, 24 heures après la fermeture. Plusieurs clients se sont arrêtés pour constater que les portes de l'épicerie étaient verrouillées.
Un consommateur régulier de l'établissement, André Côté, est outré de la fermeture de l'épicerie. « C'est la plus grosse catastrophe qu'on n'ait pas dans le village. On n'a plus d'épicerie! Ça fait dur! On a une population de 2000 personnes et on n'est même pas capables de faire vivre une épicerie! Les gens sont bien déçus... On va devoir aller à Sherbrooke maintenant », s'indigne-t-il.
De son côté, la propriétaire du dépanneur Waterville, Erin Smith, se prépare à accueillir plus de clients. « Je vois plus d'achalandage. On essaie de s'ajuster en conséquence. On va offrir des nouveaux produits et s'arranger avec les fournisseurs pour qu'ils puissent livrer plus souvent », commente-t-elle.
Par contre, pas question de se réjouir. Mme Smith compatit avec le groupe Morin. « Je trouve ça vraiment triste. Il y a de la place pour deux à Waterville. Avec les usines, la population double dans la journée », affirme-t-elle.
Une deuxième vie?
André Côté, qui a déjà été entrepreneur, aimerait maintenant donner une deuxième vie à l'épicerie. « Il faut que ça reparte. J'aimerais parler aux propriétaires. Je suis prêt à investir, mais pas seul. Il faudrait trouver quatre ou cinq personnes dans le village qui ont un peu d'argent. On pourrait faire une coopérative. On ne peut pas rester sans épicerie! », s'exclame-t-il.
M. Côté pourrait aider les propriétaires actuels à se remettre sur pied. « Si je les rencontrais et qu'on pouvait faire quelques scénarios, on pourrait les aider à se remettre à flot », propose l'homme de 82 ans.
Mme Smith s'attend également à une réouverture de l'épicerie. « Il y a probablement quelqu'un qui va rouvrir ça. Auparavant, il y avait plusieurs épiceries à Waterville », rappelle-t-elle.