La foire est l’équivalent du jour de Noël pour certaines entreprises qui ont planifié plusieurs entrevues. Certaines autres ont eu plus de difficulté à trouver la perle rare.

La demande dépasse l’offre à la Foire de la diversité, de l’emploi

Plus de 650 personnes ont visité la Foire de la diversité, de l’emploi et de l’entrepreneuriat vendredi et samedi au Centre Julien-Ducharme pour espérer se dénicher un boulot. Il y avait toutefois quelque 800 emplois offerts à travers les 47 kiosques. Un ratio qui résume bien la situation de l’emploi en Estrie

« C’est très tranquille, admet Marilyne Lafrance, du kiosque de la Ville de Sherbrooke. Il y avait beaucoup plus de gens l’an passé, ce qui me laisse croire que le taux d’emploi est excellent. On s’arrache la main-d’œuvre qualifiée. Il y a eu une époque où l’on avait plusieurs candidats compétents par offre d’emploi, mais maintenant on voit l’inverse. Le taux de chômage est très bas alors on se prépare pour repérer des talents. »

Même combat pour l’entreprise Conceptromec de Magog, qui fabrique de la machinerie automatisée pour le secteur automobile.

« On recherche des compétences bien particulières et souvent il faut pousser les recherches à l’extérieur de Sherbrooke. On fait beaucoup d’effort pour identifier des compétences parmi les nouveaux arrivants. On essaie aussi de se faire connaître », note Sylvie Renaud, adjointe aux ressources humaines.
Une trentaine de personnes se sont montrées intéressées à travailler chez Conceptromec pendant la foire.

« Le taux de chômage global est très bas, mais il peut grimper entre 10 et 20 % dans certaines communautés immigrantes. La foire est l’une des solutions pour remédier à ce problème, les kiosques sont complets depuis plusieurs semaines et il y a même une liste d’attente », souligne Mohamed Soulami, directeur général d’Actions interculturelles.

Entrepreneuriat

La foire est l’équivalent du jour de Noël pour certaines entreprises comme Sykes, qui a déjà 25 entrevues de planifiées avec des candidats dans les prochains jours.

« Les entreprises s’arrachent les travailleurs et, ici, ce sont les gens qui viennent à notre rencontre, explique Francine Desmarais, qui recrute pour l’entreprise. On sait qu’ils sont à la recherche d’un emploi. Ça nous facilite beaucoup la tâche. »

Plusieurs kiosques étaient également réservés à l’entrepreneuriat.

« Les nouveaux arrivants et les immigrants forment une bonne partie de notre clientèle, explique Claude Lacroix d’Entrepreneuriat Québec. En général, c’est culturellement plus normal pour eux de se lancer dans l’entrepreneuriat que nous au Québec. C’est un élément d’intégration super important. »