Michèle Boisvert, vice-présidente rayonnement des affaires à la Caisse de dépôt et placement du Québec, a défendu le rôle proactif que joue la Caisse dans le développement de l'économie du Québec lors d'un diner tenu vendredi à la Chambre de commerce de Sherbrooke.

La Caisse de dépôt prône l'entrepreunariat

Il est faux de prétendre que la Caisse de dépôt et placement (CDPQ) délaisse l'économie du Québec afin de maximiser le rendement de ses investissements.
Alors que les partis d'opposition à l'Assemblée nationale reprochent à la CDPQ de n'investir qu'en fonction du rendement, sa vice-présidente au rayonnement des affaires, Michèle Boisvert, estime qu'au contraire la Caisse accompagne aujourd'hui les entreprises québécoises dans toutes les phases de leur développement et ce, sur tout le territoire du Québec.
Lors d'un diner-conférence réunissant une trentaine de membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Mme Boisvert a
dressé un portrait de l'implication de la Caisse dans le but de contribuer au développement économique du Québec.
L'ancienne journaliste et animatrice à l'émission Capital-Actions a avoué que, cinquante ans après sa fondation au milieu de la Révolution tranquille, la Caisse de dépôt et placement est encore victime de certains préjugés à l'égard de son rôle dans l'économie du Québec.
« Il y a encore aujourd'hui cette impression que la Caisse n'est qu'avec les grandes entreprises, essentiellement basées à Montréal (...). Ce n'est pas vrai. La Caisse a une offre diversifiée et elle est présente partout », a-t-elle précisé en faisant référence aux quelque 550 PME québécoises qui bénéficient des investissements directes de la Caisse.
En Estrie, la Caisse est notamment présente dans BRP, Camso ainsi que dans ACET Capital, a indiqué Mme Boisvert, sans oublier des fleurons tels que CGI, Bombardier, WSP et Cascades. « La Caisse s'est toujours adaptée aux besoins du Québec », a-t-elle soutenu.
Avec un actif sous gestion de 270 milliards de dollars, dont 37 milliards $ dans le secteur privé québécois, la Caisse s'est donné comme priorité de favoriser l'émergence de nouveaux entrepreneurs au Québec.
Mme Boisvert a rappelé que 99,8 % des entreprises québécoises comptent moins de 500 employés et qu'une entreprise sur deux compte moins de cinq travailleurs.
Citant une étude parue récemment, elle a fait remarquer que près du tiers des propriétaires d'entreprises ont l'intention de prendre leur retraite d'ici 2033, ce qui soulève plusieurs inquiétudes liées à la relève et aux transferts d'entreprises.
À ces données s'ajoute le fait que seulement 8 % de la population québécoise possède aujourd'hui une entreprise, ce qui est inférieur au reste de l'Amérique du Nord. « Il est clair qu'on a besoin de nouveaux entrepreneurs au Québec. Pas seulement pour une question de relève, dit-elle, mais parce que les entrepreneurs créent de la richesse et que toutes les études le prouvent, l'innovation vient des PME. »
Pour inciter plus de Québécois à se lancer en affaires, la Caisse s'est donc lancée dans une série d'actions visant à stimuler l'esprit d'entreprise. Parmi celles-ci, la tournée entreprise l'an dernier dans certaines écoles sera reprise et étendue aux cégeps et aux universités dans toutes les régions du Québec.