Lydianne Morency rêvait depuis deux ans de rouvrir sa boutique de vêtements à Sherbrooke. Ce sera chose faite en août.

La boutique Vilaine et Vilain revient à Sherbrooke

Vilaine et Vilain auront à nouveau un pied à terre à Sherbrooke. Après avoir fermé sa boutique au centre-ville de Sherbrooke il y a environ deux ans, la designer sherbrookoise Lydianne Morency a aussitôt commencé à imaginer un nouveau concept de commerce. Le projet verra le jour au mois d’août dans l’arrondissement Fleurimont.

La femme d’affaires, déménagée à Vancouver avec sa famille après la fermeture de sa boutique, n’a jamais délaissé sa clientèle sherbrookoise. Si elle refuse pour le moment de dévoiler l’emplacement exact du nouveau commerce, elle parle d’un concept « hyperchaleureux pour les filles qui veulent » magasiner en groupe ou seules, peut-être en dégustant une bouteille de vin. Toujours domiciliée à Vancouver, Lydianne Morency sera néanmoins au Québec plusieurs fois par année, notamment à l’été et à l’approche des Fêtes.

« Ce sera une boutique ouverte sept jours par semaine, mais sur demande. Les clientes devront appeler quelques heures d’avance, ou la veille, et nous aurons toujours quelqu’un de disponible », explique-t-elle.


« Il y avait beaucoup de perte de temps en attendant l’arrivée des clientes à cause de l’horaire fixe. »
Lydianne Morency

C’est que le concept de magasin traditionnel ne lui a pas particulièrement plu. « Il y avait beaucoup de perte de temps en attendant l’arrivée des clientes à cause de l’horaire fixe. Parce que l’atelier se trouvait dans le magasin, on me demandait de plus en plus de sur mesure. J’étais aussi devenue une gestionnaire plus qu’une créatrice. Je suis une artiste. Je n’aime pas les horaires fixes. En partant à Vancouver, j’ai remis la main à la pâte. Ça m’a fait du bien. Ça paraît dans ce que je fais. J’ai organisé mon atelier à Vancouver et les clientes continuaient de passer des commandes sur Messenger. J’aurai aussi un atelier à Sherbrooke. »

Même si elle aime l’Ouest canadien, la Sherbrookoise n’oublie pas ses racines. « Là bas, j’ai commencé à faire des toiles de bateau. J’apprends donc un nouveau métier. J’ajoute une corde à mon arc trois jours par semaine et je passe deux jours en confection de vêtements. J’ai aussi monté mon site internet pour permettre des transactions en dollars américains et en euros. Maintenant, ma priorité, c’est que les gens se réapproprient Vilaine. Ici, ce sont mes racines. J’ai besoin de revenir à ma famille, mes amis, mes clientes. Je ne serais pas capable de laisser tomber ça. »

La nouvelle boutique Vilaine et Vilain embauchera trois personnes. La collection Vilain, qui s’adresse aux hommes, sera relancée. « C’était un peu plus difficile avec les vêtements pour hommes. Souvent, c’étaient les Vilaines qui achetaient pour les Vilains. »

L’adresse de la nouvelle boutique sera connue en août.