À la Taverne Alexandre, avec masque et visière, Karl Trudel coupe le <em>smoked meat</em> qui fait la réputation de l'établissement.
À la Taverne Alexandre, avec masque et visière, Karl Trudel coupe le <em>smoked meat</em> qui fait la réputation de l'établissement.

La bonne humeur revient au menu dans les restos

Sherbrooke – La bonne humeur se lisait sur le visage des clients rencontrés lundi midi dans les restaurants sherbrookois visités.  

« On retrouve un semblant de normalité en revenant manger au restaurant », se réjouit Vincent Veilleux, qui mangeait au restaurant Comme chez soi avec trois de ses collègues de bureaux.

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Réouverture des restos: un jour J béni

« On avait très hâte de se revoir, ça fait du bien et ça reconsolide l’équipe. On est ici pour le travail mais aussi pour le plaisir », ajoutent ses trois collègues Laurance Noël-Leclaire, Julie Martin et Julie Cloutier.

Le restaurant Comme chez soi avait eu six réservations et un habitué du lundi s’était arrêté sans réservation. « Ça ressemble à notre achalandage du lundi midi d’été des autres années », a fait remarquer la serveuse.

Roch Choquette sortait de la Taverne Alexandre lors de l’arrivée de La Tribune. « Je passais par hasard. Quand j’ai vu que c’était ouvert je me suis arrêté manger un smoked meat et boire une bière. C’est agréable de voir le monde et de revenir un peu à la normale », explique celui qui est ami avec Pierre Ellyson, propriétaire de la Taverne, depuis qu’il lui a enseigné, il y a 55 ans.

« Je lui rappelle souvent que c’est moi qui lui ai montré à compter! » ajoute le client fidèle de 78 ans « qui n’a pas toutes ses dents mais tous ces autres morceaux!».

Avec bonheur, René Paquette et Réjean St-Martin ont pu retrouver leur table habituelle à la Taverne Alexandre.

À l’intérieur de la Taverne Alexandre, une trentaine d’habitués de la place étaient attablés.

« On est heureux d’être ouvert et heureux que l’achalandage soit au rendez-vous. On va faire des efforts pour aller par en avant pas par en arrière », note le serveur Denis Cloutier, avant de nous présenter quatre clients et amis qui se réunissent à la taverne depuis une vingtaine d’années.

« Si ça fait du bien? Oh que oui! Enfin, on retrouve notre liberté individuelle », lance Marc-André Arial, entouré de ses amis Pascal Guillette, Stéphane Létourneau « c’est tout un moineau » et Benoit.

Serge Boucher était aussi à sa première sortie « post-covid ». « Très heureux de manger mon smoked meat. Ils n’ont pas encore reçu ma Rickard’s Red, mais j’en ai pris une autre sorte pour cette fois », précise-t-il en riant.

Un peu plus loin, deux amis de longue date sont assis à une table qui porte leur nom. « On s’est rencontré ici il y a une trentaine d’années. C’est un des employés qui a fait poser la plaque avec nos noms pour rire », expliquent Réné Paquette et Réjean St-Martin.

Heureux de vous retrouver ici? « Poser la question, c’est y répondre », résume M. St-Martin.

« On est à l’apéro, mais on vient pour manger. Et on a rencontré un paquet d’amis ici », concluent-ils.

À la table voisine, le collègue journaliste Denis Messier, qui avait très hâte de reprendre sa vie sociale active. « Pendant le confinement, j’ai beaucoup marché, notamment sur les golfs même avant leur ouverture. Mais les soirées, c’était plus difficile sans 5@7 ni activités. Là, je suis bien content », déclare entre deux gorgées celui qui a repris le 6 juin sa chronique hebdomadaire après trois mois de pause liée à la pandémie.

Le chroniqueur de <em>La Tribune</em> Denis Messier apprécie de pouvoir à nouveau s'asseoir dans un restaurant pour déguster une bière et discuter avec ses amis.