Justin Trudeau était en campagne à Windsor, lundi.

Joute autour du pétrole entre Trudeau et Scheer

Le premier ministre Justin Trudeau et Andrew Scheer se sont affrontés à distance lundi sur la question de l’énergie, sur fond de crise du pétrole en Arabie saoudite.

«Nous sommes évidemment très préoccupés par les événements qui se produisent au Moyen-Orient, c’est pourquoi nous surveillons attentivement ce qui va arriver au prix du carburant au Canada», a déclaré M. Trudeau lors d’une conférence de presse, interrogé sur la flambée des cours du pétrole suite à l’attaque visant des pôles majeurs de production en Arabie saoudite.

Le chef du parti libéral a également défendu la taxe carbone qu’il a mise en place et que les conservateurs ont promis de supprimer s’il était élu en octobre.

«Les conservateurs peuvent bien vouloir rendre la pollution à nouveau gratuite. Nous savons que si nous voulons moins de pollution, nous devons mettre un prix dessus», a estimé M. Trudeau.

Actuellement fixée à 20 $ par tonne de CO2 émise, la taxe carbone fédérale, qui est répercutée sur le prix du carburant, doit progressivement passer à 50 $ en 2022.

Indépendance «énergétique»

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer a pour sa part estimé lors d’un point presse que «la situation en Arabie saoudite montre à quel point il est important d’être indépendant sur le plan énergétique».

Il a réitéré sa volonté de mettre en place un «corridor» s’étirant d’un bout à l’autre du Canada et qui serait réservé à des projets d’infrastructures énergétiques.

«La solution de Justin Trudeau est d’imposer une taxe sur le carbone qui rendra l’essence encore plus chère [...] les conservateurs veulent rendre la vie plus abordable», a-t-il déclaré.

Le Canada possède les troisièmes réserves prouvées de pétrole au monde, situées principalement dans les sables bitumineux de l’ouest du pays.