La chaîne Jeans Factory avait débuté ses activités en 2015.

Jeans Factory ferme ses 14 magasins

Née il y a un peu plus de trois ans, la chaîne Jeans Factory a mis la clé dans la porte de ses 14 boutiques, dont deux à Québec, une à Lévis et une à Saint-Georges, cette semaine. La décision amène la perte d’une centaine d’emplois au Québec.

La propriétaire Nathalie Dubois, qui possède aussi l’entreprise d’importation Jeans Warwick, a expliqué au Soleil que plusieurs facteurs l’avaient incitée à mettre fin à cette incursion dans le monde du commerce de détail. 

«C’est une aventure qu’on avait lancée en 2015, mais les ventes n’ont pas été au rendez-vous. On n’a pas réussi, même si on a mis beaucoup d’efforts», a expliqué la femme d’affaires de Warwick, qui avait aussi déjà possédé une usine de fabrication de jeans jusqu’en 2009.

«Quand nous avions ouvert la première boutique le 9 décembre 2015, on avait pensé que c’était intéressant de se diversifier dans le commerce de détail et en ligne. L’objectif était d’avoir un volume pour importer nous-mêmes nos propres produits. On voulait quinze boutiques pour avoir un volume d’importation. Cependant, force est d’admettre que le commerce de détail, ce n’est pas facile avec le Web, le commerce en ligne et un nom qui n’était pas encore connu. Ce n’est pas facile de gagner les clients un à un et de savoir comment communiquer avec eux», poursuit Mme Dubois.

«Le chiffre d’affaires prévu n’était pas au rendez-vous même si on a mis tout notre cœur là-dedans. C’est triste de constater que c’est un échec, mais on va se concentrer sur nos forces, c’est à dire l’importation depuis 2006 et la distribution à différents clients canadiens», poursuit la femme d’affaires, dont l’entreprise possède maintenant des bureaux en Chine et au Bangladesh et qui importe 48 000 paires de jeans par mois.

Le prix des locaux et le fait que le marché du commerce de détail soit assez saturé figurent parmi les facteurs qui ont rendu difficile l’aventure de Jeans Factory. «La hausse du salaire minimum n’a pas aidé non plus. Ça n’a l’air de rien, 0,75 $, mais pour nous, au démarrage, ça fait vite 150 000 $ ou 200 000 $», analyse-t-elle.

«Ma famille a toujours été dans le commerce de détail, mais malheureusement, je crois qu’on est davantage des fabricants que des retailers», conclut celle qui est la fille de l’homme d’affaires Gérald Dubois, bien connu pour avoir exploité pendant plusieurs années les défuntes chaînes G-Du-Beau et Bo Jeans.