Malgré un ralentissement des ventes depuis le début de la pandémie, la firme Royal LePage de la région estime que le marché pourrait demeurer à l’avantage des vendeurs à Sherbrooke.
Malgré un ralentissement des ventes depuis le début de la pandémie, la firme Royal LePage de la région estime que le marché pourrait demeurer à l’avantage des vendeurs à Sherbrooke.

Immobilier à Sherbrooke: un marché de vendeurs malgré la crise

SHERBROOKE — Le marché immobilier sherbrookois devrait poursuivre sur sa lancée au cours des prochains mois, malgré la crise du COVID-19 qui secoue la planète.

Selon la firme Royal LePage, au premier trimestre de 2020, le marché immobilier résidentiel de Sherbrooke a connu une forte hausse du prix de l’agrégat d’une année sur l’autre. L’augmentation a été de 7,5 %, soit la plus importante augmentation du taux d’appréciation enregistrée par l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage depuis le deuxième trimestre 2018. Le prix des propriétés dans la région a ainsi atteint 267 931 $.

Au chapitre des ventes résidentielles, la région a observé une hausse de 14,4 % d’une année à l’autre. 

Par ailleurs, la durée de la crise sera le facteur le plus important pour évaluer ses véritables répercussions sur le marché immobilier, selon les experts Royal LePage de Sherbrooke. 

Malgré un ralentissement des ventes, les experts Royal LePage de la région estiment que même si les ventes reculaient de 15 ou 20 %, le marché pourrait demeurer à l’avantage des vendeurs et afficher peu de variations des prix, étant donné la performance exceptionnelle de l’activité d’avant-crise et le nombre restreint de propriétés à vendre.

La crise est survenue à un moment de surchauffe dans le domaine immobilier, constate Jean-François Bérubé, dirigeant-propriétaire de l’agence Royal LePage Évolution à Sherbrooke. « Si c’était arrivé pendant un ralentissement du marché, ça serait autre chose », dit-il, lors d’un entretien téléphonique accordé à La Tribune.

« Mais la crise est arrivée alors que nous battions des records dans le marché. Le premier trimestre a été record pour nous. Si le marché baisse de 15 pour cent, il restera quand même fort. C’est le temps qui nous le dira. »

Les taux d’intérêt demeurent historiquement bas, ajoute M. Bérubé. Les institutions financières se montrent très compréhensives, dit-il.

« Nous aurons un meilleur portrait vers les mois d’août et septembre. Il va y avoir une relance, mais est-ce que les entreprises vont rappeler 80 pour cent des employés, 90 pour cent? Ou moins? », se demande M. Bérubé.

Ce dernier observe des phénomènes particuliers en cette période hors du commun. « Il se vend des terrains et des condos sans que les gens aient pu les visiter avant, même si on ne favorise pas ça », enchaîne-t-il.

« On remarque aussi que les gens veulent quitter les grands centres pour s’en venir en campagne. Il y a aussi le fait que des gens veulent aller vers les maisons usagées, au lieu de se faire construire, parce qu’ils ne sont pas certains d’avoir leur maison à temps pour le 1er juillet. »